L'Expression

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Législatives, top chrono!

Sans équivalent. D'ici le 12 juin prochain, date arrêtée par le président de la République pour les élections législatives, tout le monde pourra constater que le processus électoral aura changé du tout au tout. À commencer par l'administration publique qui s'écarte complètement de ce processus qui revient, dans son intégralité, à l'Anie (autorité nationale indépendante des élections). C'est clairement énoncé par la nouvelle loi électorale du 10 mars 2021. L'Anie «...assure la préparation, l'organisation, la gestion et la supervision de l'ensemble des opérations électorales et référendaires» art. 7. Même la révision des listes électorales relève de ses prérogatives. Ou encore la réception des dossiers des candidats. Bref tout ce qui a trait aux élections «depuis la convocation du corps électoral jusqu'à l'annonce des résultats provisoires» est-il précisé dans l'art. 10. En passant par la campagne électorale (22 mai 2021). S'agissant de l'éligibilité des candidats, il y a lieu de relever trois nouveautés. Il leur faudra «justifier de la situation vis-à-vis de l'administration fiscale». D'autre part, il ne faudrait pas que le candidat soit «connu de manière notoire pour avoir eu des liens avec l'argent douteux et les milieux de l'affairisme et pour son influence directe ou indirecte sur le libre choix des électeurs ainsi que sur le bon déroulement des opérations électorales». Et enfin, il ne faut pas qu'ils aient «exercé deux (2) mandats parlementaires consécutifs ou séparés». Un vrai barrage pour les affairistes dans le sens le plus large du terme. Beaucoup d'anciens visages disparaîtront de l'horizon parlementaire. Surtout lorsque s'y ajoute l'alinéa 3 de l'art.191 qui prévoit que «La liste présentée, sous peine d'être rejetée, doit tenir compte de la parité femmes et hommes et réserver, au moins, la moitié (1/2) des candidatures aux candidats âgés de moins de quarante (40) ans, et qu'au moins, le un tiers (1/3) des candidats de la liste aient un niveau universitaire». La nouvelle loi consacre pas moins de 8 articles au financement de la campagne électorale et son contrôle. La date du scrutin retenue par le président de la République se situe à mi-chemin entre la fin du mois de Ramadhan et la célébration de l'Aïd El Adha. Toutefois, une prorogation maximale de trois mois peut-être décidée en cas «d'impossibilité quelconque». Tout semble millimétré cette fois. Pour ne plus revivre les élections du passé!

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