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Le puzzle du Sahel

La région du Sahel traverse une phase critique de son Histoire. Attaques terroristes récurrentes, coups d'Etat à répétition et situation humanitaire dégradée, les vastes territoires paraissent comme ingouvernables. L'enchevêtrement des conflits au sein de chaque pays et l'effet domino qu'ont ces conflits les uns sur les autres, donne du Sahel l'image d'un vaste puzzle où les pièces sont tellement ressemblantes que le tout est impossible à monter. Quelle que soit la combinaison qu'on adopte, il restera toujours quelques pièces sans emplacement et des vides dans la structure. L'ensemble ne tient donc jamais et toutes les bonnes volontés qui s'y sont essayées se sont plantées face à la complexité de l'équation. La fragilité des Etats empêche un véritable consensus autour d'une stratégie efficace et réaliste à même de mettre le Sahel sur la voie de la stabilité. L'initiative est aux putschistes, aux brigands et aux terroristes. Cela est un fait. Et la destruction de la Libye par les pays de l'Otan a très largement contribué à aggraver cette instabilité.
Beaucoup d'observateurs, dans la région et ailleurs, accusent l'Occident d'organiser le chaos au Sahel. Mais quand bien même ce serait vrai donc que les premiers adversaires des peuples de la région soient les gouvernements occidentaux. Pour Dieu sait quel objectif stratégique, le conglomérat occidental maintient la région dans un état de délabrement avancé, ce n'est certainement pas une raison suffisante pour laisser faire.
S'il faut une guerre contre l'Occident pour libérer le Sahel, il faut la mener sur le terrain de la diplomatie. Cela passe par la consolidation des liens entre les pays qui ont cette région en partage. Ces liens ne sauraient véritablement être solides qu'en y mettant un maximum de solidarité et d'économie.
La stabilisation du Mali et de la Libye est, certes, la priorité de l'heure, mais si les frontières entre les Etats ne sont pas cimentées par des échanges profitables aux populations, si les espaces, tous les espaces, ne sont pas occupés par les autochtones qui sauront les défendre avec le soutien des Etats, il sera impossible de stabiliser le Sahel. À Niamey et Nouakchott, Ramtane Lamamra a rappelé l'intérêt de tous les pays du Sahel à construire la stabilité avec les volontés des enfants de la région. En fait, la volonté, l'unité et la souveraineté sont les pièces qui manquent au puzzle. Il faut les reprendre aux Occidentaux.

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