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Le calcul erroné des «experts»

Les technocrates ont tendance à voir dans les récentes décisions présidentielles à connotations sociales, à l'image de la forte hausse des pensions de retraite, un motif d'inquiétude à moyen terme. Le propos de ces «experts» évoque surtout les disponibilités financières actuelles qui, disent-ils, ne pourront pas soutenir une dépense supplémentaire. Le chef de l'État n'ignore certainement pas la difficulté future que pourraient poser des décisions politiques. Et en politique aguerri, il a chargé le gouvernement de trouver un moyen fiscal pour financer ou tout au moins réduire le déficit de la Caisse nationale des retraites. La première vocation d'un gouvernement est de trouver des solutions aux problèmes.
Cela étant entendu, on peut remonter de quelques années pour constater la même «levée de bouclier» des sphères «expertes», lorsque le chef de l'État a décidé de défiscaliser les salaires de moins de 30 000 dinars et porter le Snmg à 20000 dinars. Les mêmes voix annonciatrices du chaos financier se sont fait entendre à l'institution de l'allocation chômage, à la réduction de l'IRG pour l'ensemble des salaires et la hausse du point indiciaire pour les fonctionnaires. De 2020 à ce jour, malgré un Covid ravageur et une guerre en Ukraine particulièrement inflationniste, les caisses de l'État n'ont pas cessé de se remplir, les excédents de la balance des paiements de gonfler et le PIB de nettement progresser. Les «experts» prédicateurs du pire expliquent cela par un coup de chance.
Du genre, «si l'embellie pétrolière n'avait pas été au rendez-vous....» argumente tout leur propos. Mais quoi qu'ils disent la réalité du moment est claire. Depuis le paiement anticipé de la dette extérieure, le pays a réussi à faire face à toutes les crises, celle de 2008, ainsi que celle de 2014 et encore en 2020, année des premières dépenses sociales de l'actuel mandat présidentiel. La lutte contre les zones d'ombre et la multitude d'interventions directes de l'État pour soutenir le pouvoir d'achat des Algériens n'ont pas déstabilisé les finances du pays, tout en permettant aux ménages de passer un cap particulièrement difficile. D'autres nations ont eu recours à des endettements massifs pour faire face à la crise sanitaire. Aujourd'hui, le ciel est bien plus dégagé et les Algériens ont besoin de voir leur pouvoir d'achat s'améliorer. Ils en ont droit et l'Exécutif répond à une demande populaire. Dans le même temps, il travaille à créer les conditions d'une relance, censée pérenniser l'amélioration des indices macroéconomiques, corollairement à la hausse du niveau de vie. Sinon ça n'a pas de sens. C'est ce que les «experts» ne parviennent pas à calculer.

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