L'Expression

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L'État ne gère pas, il régule

Le travail de fourmi entrepris par des cadres du ministère de l'Industrie et de la Production pharmaceutique a abouti à une formule raisonnable, censée donner toutes ses chances à l'industrie mécanique en Algérie. Le décret exécutif publié au Journal officiel affiche clairement une exigence de développement d'une filière automobile avec une intégration de la chaîne des valeurs, suffisamment importante pour rentabiliser la filière et la tourner vers l'export. Mais cette volonté politique déjà exprimée à plusieurs reprises par le chef de l'État, s'affirme avec un sens de la mesure. Les rédacteurs du décret ont pris en considération, non pas les seuls aspects administratif et politique, mais aussi la dimension économique. Il ne suffit pas, en effet, de vouloir une chose pour l'obtenir. Une approche pragmatique est nécessaire. En cela, l'on peut considérer que le nouveau décret tire les enseignements d'une expérience passée qui a mêlé naïveté politique et autoritarisme bureaucratique. Deux tares qui, associées dans toute démarche politico-économique, conduisent généralement à l'échec.
La nouvelle approche se veut compréhensive des aléas qui peuvent advenir dans n'importe quel processus industriel, mais trace une ligne rouge au-delà de laquelle, il n'est pas question de transiger. Et même dans ce cas de figure, l'idée de ne pas insulter l'avenir est prépondérante dans le texte. De fait, on devine aisément une volonté de ne pas hypothéquer l'outil de production, les emplois créés et un partenariat qui peut se renouveler malgré un premier échec. Cette manière d'aborder les questions strictement économiques est de nature à permettre à la filière mécanique en Algérie de connaître un essor tout à fait exemplaire.
Tous les segments de cette industrie sont appelés à évoluer, à terme, en harmonie. Celle-ci ne se décrète pas. Elle se construit au rythme de l'économie du pays. Il ne sert à rien d'aller «plus vite que la musique». Le rôle des pouvoirs publics n'est pas de bousculer les industriels. Il est très important de contrôler, de sanctionner au besoin, mais jamais se substituer aux professionnels, qui ont besoin d'un climat serein, d'une administration débureaucratisée et apte à s'adapter aux exigences d'une économie qui se veut émergente et qui s'en donne les moyens. Ce qu'on voit poindre à l'horizon pour l'industrie mécanique est valable pour toutes les filières. L'État régule, ne gère pas, disent les économistes. Il est temps que cela s'applique à l'économie nationale. 

De Quoi j'me Mêle

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