L'Expression

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France-Algérie, la dernière carte

Echéance. Dans l'entretien accordé au journal français Le Point, le président Tebboune a fait part de son analyse sur les relations entre la France et l'Algérie. Après avoir rappelé le lourd passé colonial en Algérie que la France ne parvient pas à assumer, Il a conclu que si les deux pays «n'arrivent pas à jeter des passerelles solides entre les deux pays sous la présidence Macron, cela ne se fera jamais, et nos pays garderont toujours une haine mutuelle». Cette prévision, pour le moins pessimiste, repose sur une série de faits et d'étapes qui ont eu lieu depuis l'indépendance de l'Algérie et qui plongent leurs racines jusqu'au XIXe siècle et même au-delà. On connaît la version officielle de la France sur l'origine de «l'expédition militaire» menée en 1830 contre l'Algérie. Laquelle s'était transformée par la suite, en colonie de peuplement puis en annexion pure et simple. Durant 132 années, la France coloniale a fait subir au peuple algérien des exactions autrement plus barbares que les actes de piraterie invoqués à l'époque pour justifier l'invasion. Le président algérien a rappelé la sauvagerie de l'armée coloniale. «Extermination, enfumades, spoliations, l'horreur,...», ont été les mots utilisés par le président Tebboune avant de poser cette question: «Pourquoi tient-on à la reconnaissance de ce qu'ont subi les Arméniens, les juifs, et ignore-t-on ce qui s'est passé en Algérie?». Il a également tenu à préciser que «ce n'est pas la France de Voltaire, la France des Lumières que l'on juge. C'est la France coloniale». Trois présidents français ont tenté de prendre le chemin de la reconnaissance de cette triste histoire. Jacques Chirac a échoué avec son traité d'amitié. Après lui, François Hollande a quitté le pouvoir avec sa seule «espérance d'une relation forte» entre son pays et l'Algérie. Emmanuel Macron lui a succédé et qui est «le plus éclairé d'entre tous» dira de lui Tebboune. Avant d'ajouter que de tous ses prédécesseurs, Macron « a été le plus loin». C'est pourquoi, le président algérien a la conviction que «c'est maintenant ou jamais». En effet, le président Macron a eu le courage de qualifier les atrocités du système colonial de «crime contre l'humanité». Il veut aboutir au souhait du peuple français (métropolitain faut-il préciser) qui, le 8 avril 1962, a voté à 90,81% pour des relations apaisées avec l'Algérie. Macron réussira-t-il là où Chirac et Hollande ont échoué? 

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