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Le partenariat public-privé remis au gôut du jour

Un vrai levier de redressement

Les promoteurs de cette formule le considèrent comme un moyen de financement alternatif au budget de l’état...

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, qui présente, aujourd'hui, son Plan d'action devant les membres du Conseil de la nation, s'est engagé sur plusieurs questions, dont le développement du partenariat public-privé(PPP). D'après certains spécialistes en économie, l'absence d'une loi régissant le PPP est perçue comme un frein au financement des investissements dans les infrastructures d'équipements publics. De ce fait, un projet de loi sur les PPP sera présenté à l'APN, prochainement. Cette orientation, d'après des économistes, «répond au besoin de diversification des sources de financement de l'économie».Elle entre dans le cadre de la rationalisation des dépenses. Elle vise, notamment, la préservation des ressources budgétaires, qui seront réservées à des situations prioritaires, sans autre choix que le financement budgétaire. Attirer des sources de financement alternatives au budget de l'état, maîtriser la réalisation en matière de coût et de délais, semblent être les objectifs assignés à cette option qui se base sur le partage du risque d'investissement entre les partenaires. Il s'agit, en outre, de capter les apports financiers nécessaires pour la réalisation et l'exploitation de grands projets structurants lourds et coûteux en investissements. Dans ce contexte, il sera également question de revoir le Code des marchés publics ainsi que le Code du commerce. Après la levée de la contrainte liée à la règle du 49/51%, les économistes plaident pour l'amélioration du climat des affaires pour attirer les IDE.
En réponse à la question du financement de son Plan d'action, le Premier ministre avait déclaré que ce plan (...)était fondé sur de nouveaux modes de financement de l'économie, dont «l'utilisation du partenariat public-privé, pour financer des projets d'infrastructures économiques structurés...». D'autres moyens ont été, toutefois, évoqués, à savoir «la revitalisation de la Bourse, le renforcement du rôle des banques dans l'accompagnement et le soutien des investissements, l'ouverture du capital des banques publiques, l'ouverture de nouvelles banques privées et la promotion de la finance islamique...». Il est à noter que le PPP a fait l'objet d'une charte signée par l' Ugta, le FCE et le gouvernement, en 2016. À titre de rappel, le défunt président Bouteflika, avait subordonné tout accord d'ouverture de capital d'entreprises publiques économiques, dans le cadre du (PPP), à «son accord préalable». En 2015, l'Algérie avait adopté une réglementation relative aux délégations de services publics au profit du privé. Dans le même sillage, le grand argentier du pays a fait savoir que«l'assainissement financier des entreprises publiques en difficulté a englouti, entre 1991 et le 30 juin 2021, environ 2 790 milliards de dinars». Sur un autre plan connexe, il a indiqué que «les réévaluations des coûts de projets sont estimées à près de 8 908 milliards de dinars, entre 2005 et 2020».
Par ailleurs, pour certains observateurs, «chaque fois que le prix du baril chute sur le marché international, le gouvernement décide de recourir à la relance du processus de privatisation des entreprises». Enfin, pour relancer son économie, l'Algérie, qui dispose de potentialités avérées et réelles, a besoin d'une vision d'avenir, de bonne gouvernance, de stabilité sociale, de temps et de financement du développement. M

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