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La voiture électrique en Algérie

Pourquoi il faut y croire

La première borne d’alimentation pour véhicule électrique est déjà installée, mais elle est surtout à 100% algérienne.

Lorsque le président de la République a mis en avant la nécessité pour les concessionnaires de réserver 15% des importations de voitures aux véhicules électriques, l'idée semblait inconcevable. Aucun pays de même niveau de développement que l'Algérie n'envisage sérieusement pareille option. La technologie est novatrice et nécessite tout un réseau de bornes de recharge qu'il va falloir installer dans les villes et les principales routes du pays. Cela peut ressembler à une mission quasi impossible, avec ce que cela suppose d'importation de savoir-faire et d'investissements colossaux. Cette vision plutôt réaliste à certains points de vue, peut être battue en brèche et l'instruction présidentielle trouve, de fait, tout son sens, lorsqu'on apprend que la première borne d'alimentation pour véhicule électrique est déjà installée, mais qu'elle est surtout à 100% algérienne. Et c'est cela qui fait toute la différence et rend le projet d'un réseau électrique national, une entreprise sérieusement envisageable.
L'entreprise en question, Amimer Energie, qui existe depuis 1989 et spécialisée dans la production d'équipements électriques, a développé un produit intégré, susceptible de constituer une véritable solution authentiquement algérienne pour rendre possible la dotation de stations-service en bornes électriques. Cette perspective est très intéressante, en ce sens que l'Algérie pourra s'équiper sans recourir à l'importation. Pareil projet est de nature à créer des milliers d'emplois, en sus d'une meilleure maîtrise de la technologie susceptible de placer le pays en leader sur le marché maghrébin et africain. Il est, en effet, admis que tôt au tard, tous les pays passeront à la voiture électrique. Que l'Algérie s'accroche dès maintenant au wagon de l'innovation dans ce secteur est une chance inouïe et un ticket gagnant dans un espace économique bientôt ultraconcurentiel.
Il faut souligner, à ce propos, que la borne électrique algérienne n'est pas dénuée de technologie, puisque l'accès y est assuré avec une carte magnétique prépayée. L'utilisateur pourra contracter un abonnement auprès de la Sonelgaz à travers une application dédiée. Truffée d'autres fonctionnalités la rendant adaptable à plusieurs puissances de motorisation et pouvant connecter deux véhicules en même temps, elle a une capacité de recharge comparable aux bornes installées en Europe et aux Etats-Unis.
C'est dire l'ingéniosité des concepteurs de cette borne qui n'a rien à envier à ce qui se fait de mieux en Occident. Et sa principale qualité, qui lui procure un avantage économique plus que certain pour le pays est, bien entendu, sa nationalité algérienne. Il faut savoir que cette innovation est un capital de départ inestimable pour peu que le ministère de la Transition énergétique, le ministère de l'Energie, Sonelgaz et Sonatrach s'y intéressent sérieusement. En passant commande à Amimer Energie, tout en encourageant d'autres acteurs nationaux à faire des propositions dans la même veine, il sera possible, dans un laps de temps raisonnable de réaliser un réseau de bornes électriques à 100% algérien. De là à convaincre un constructeur à ouvrir une usine de composants pour voitures électriques, il n'y a qu'un pas...
De fait, les 15% désormais obligatoires dans les quotas de véhicules qui seront importés, garantit un plan de charge pour la Sonelgaz, puisqu'en investissant dans ces bornes, l'entreprise est garantie d'un retour sur investissement, en ce sens que les nouvelles voitures devront trouver des points d'approvisionnement. Le tout est de réussir le timing entre la production, l'installation et l'importation des véhicules électriques. Pour que cela puisse être une réussite, il faut, sans délai développer un modèle économique à même de permettre à Amimer Energie d'entamer sa production et l'installation de ces bornes pour le compte de la Sonelgaz. Il ne faut pas refaire l'erreur du Sirghaz qui, entre l'annonce des stations dédiées, leur réalisation et le développement des convertisseurs, il s'est écoulé plusieurs décennies, faisant perdre un temps précieux au pays. S

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