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Un investissement de plus d'un milliard de dollars est prévu

Les grandes ambitions de Tosyali en Algérie

On évoque ainsi une forte probabilité d'usines d'emboutissage de plusieurs marques et modèles de véhicules.

Le géant turc de l'acier compte lancer un investissement de plus d'un milliard de dollars dans son complexe d'Oran, avec pour objectif la production de l'acier plat. Un véritable saut qualitatif pour l'industrie sidérurgique nationale. Ce projet n'a pas échappé à des dizaines d'opérateurs économiques qui, affirme-t-on de sources diplomatiques turques à Alger, attendent avec une pointe d'impatience la réalisation de ce mégaprojet pour s'implanter autour du complexe sidérurgique de Bethioua, avec la résolution d'y installer une industrie de transformation du produit de Tosyali. La même source, qui souligne le caractère stratégique de l'investissement, révèle que les opérateurs turcs intéressés se recrutent dans l'industrie automobile. On évoque ainsi une forte probabilité d'usines d'emboutissage de plusieurs marques et modèles de véhicules. Le rapport qualité-prix sera, de loin, bien meilleur que celui pratiqué en Turquie et ailleurs. Outre le coût, la main-d'oeuvre très concurrentielle, en ce sens que le salaire moyen en Algérie tourne actuellement autour de 250 euros, les hommes d'affaires turcs misent également sur le prix très faible de l'énergie qui donne à l'acier algérien de grands avantages comparatifs. Notre source ne précise pas l'ampleur des investissements qui viendront compléter le projet de l'acier plat, mais les estime déterminants dans l'émergence d'une véritable industrie automobile en Algérie. Et pour cause, insiste-on, la Turquie, qui passe pour être l'un des géants de la sous-traitance automobile, est à même de reproduire son modèle en Algérie, avec l'ambition de profiter de la Zone de libre-échange et de commerce africaine (Zlecaf) pour renforcer sa présence économique dans le continent noir. L'engouement des hommes d'affaires turcs est d'autant plus compréhensible que la volonté du président Erdogan de porter les niveaux des échanges à 5 milliards de dollars dans un premier temps, avant de les amener à 10 milliards de dollars à moyen terme, constitue une forte garantie de réussite de leurs entreprises. La Turquie qui, affirme notre source, tient absolument à renforcer son partenariat avec l'Algérie, jauge à sa juste valeur le potentiel algérien. Au contraire de l'Union européenne qui n'y voit qu'un marché pour ses produits.
Et ce sont les Turcs qui en font la démonstration. Il faut savoir, à ce propos, que Tosyali qui comptait profiter de l'Accord d'association Algérie-UE pour exporter ses produits, s'est vu imposer une taxe au-delà d'un certain tonnage. Et cela en application desdits accords. À méditer...

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