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Dans son dernier rapport sur l’Algérie

Les bons points du FMI

Les experts de l’institution financière ont salué l’orientation du nouveau Plan d’action du gouvernement et appuient les réformes prioritaires, identifiées visant à faciliter la transition du pays vers un modèle de croissance plus durable.

Dans son dernier rapport 2021 publié sur l'Algérie, le Fonds monétaire international (FMI) a donné beaucoup de bons points à l'Algérie. Sur le plan politique, le FMI soutient que «l‘élection présidentielle de décembre 2019 et la formation d'un nouveau gouvernement en juillet 2021 au lendemain des élections législatives organisées le mois précédent ont restauré la cohésion sociale et politique». La machine économique, par contre, a été frappée de plein fouet par les interruptions de l'activité provoquées par la pandémie, la fermeture prolongée des frontières et l'effondrement des cours internationaux du pétrole. Cependant,«l'économie algérienne se remet peu à peu des deux chocs qui l'ont frappée simultanément en 2020» a fait savoir le FMI qui salue la riposte rapide des autorités grâce à laquelle les répercussions sanitaires et sociales de la crise ont été atténuées. Détaillant les indicateurs économiques, le FMI affirme que «l'économie a entamé son redressement en 2021 et affichait un taux de croissance annuel de 4% en milieu d'année». Tout en dressant le tableau réel de la situation à savoir le cumul, depuis plusieurs années, du déficit du budget et de la balance extérieure, la diminution des réserves de change, l'inflation causée par l'augmentation des prix internationaux des denrées alimentaires et la sécheresse et enfin la baisse du pouvoir d'achat des ménages, le FMI rassure en affirmant que l'économie algérienne devrait se rétablir en 2022. «La croissance réelle devrait atteindre 3,2% en 2021, et le redressement des exportations devrait permettre une forte réduction du déficit du compte des transactions courantes de la balance des paiements», a indiqué l'institution financière dont les experts n'omettent, cependant pas, d'évoquer des risques pesant sur ces perspectives dont l'évolution aléatoire des cours du pétrole, la pandémie et bien évidemment le contexte social et géopolitique. Malgré ces écueils, les rédacteurs du rapport saluent «la stratégie des autorités pour relancer la croissance et réduire la dépendance de l'économie aux hydrocarbures». Ils adhèrent totalement à l'orientation du nouveau Plan d'action du gouvernement et appuient les réformes prioritaires identifiées pour faciliter la transition du pays vers un modèle de croissance plus inclusif et plus durable. «Les annonces récentes vont dans la bonne direction en ce qui concerne le renforcement de la transparence et du cadre institutionnel de lutte contre la corruption, l'amélioration de la résilience face aux changements climatiques, ou les initiatives en faveur des technologies numériques, des investissements directs étrangers et de la concurrence pour encourager l'investissement privé et la création d'emplois» est-il indiqué dans ce rapport. Concernant la décision des autorités de mettre fin progressivement aux subventions universelles et d'aller vers des aides ciblées, le FMI applaudit et considère qu'une telle action doit être une priorité immédiate. Il estime à ce propos, nécessaire de mettre en oeuvre des mesures compensatoires, dont le financement pourrait être assuré par une partie des économies réalisées grâce à la réforme, afin de protéger les ménages les plus vulnérables. Evoquant les mesures présentées dans le Plan d'action du gouvernement et visant à réduire la taille de l'économie informelle, le Fonds monétaire qui qualifie ces mesures d' «ambitieuses» appelle à les faire compléter par des efforts pour réduire les distorsions associées aux politiques économiques avec, notamment la création d'un climat des affaires favorable, la réduction des obstacles à l'entrée, l'octroi davantage d'incitations aux entreprises et aux individus pour participer au secteur formel et décourager les transactions en liquide. Enfin, le FMI qui reconnaît à l'Algérie ses efforts pour atténuer les effets économiques et sociaux de la crise visant particulièrement à protéger les couches les plus fragiles de la population, convient qu' «une reprise économique progressive est certes, à l'oeuvre» mais qu'elle devra être accompagnée par un ensemble de politiques économiques bien calibrées.

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