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Atteindre 5 milliards de dollars d’exportations

Le modeste «rêve» algérien

La capacité du marché africain représente une valeur de 3.000 milliards de dollars américains, une opportunité pour les opérateurs économiques algériens.

Sur la base des statistiques fournies par les services des douanes algériennes, l'activité des exportations algériennes, hors hydrocarbures, continue d'enregistrer des hausses significatives et encourageantes. La déclaration nous vient du directeur du commerce extérieur, Khaled Bouchlaghem, qui s'exprimait, hier, sur les ondes de la chaine 1 de la Radio nationale. On croit savoir à ce sujet qu'au cours des sept derniers mois, l'activité de l'export a atteint le seuil des 2,4 milliards de dollars, annoncera-t-il. Evoquant des prévisions concernant ce secteur, il affirmera: «Nous nous attendons à ce que ces activités d'exportation dépassent le seuil des 4,5 milliards de dollars à la fin de l'année en cours... Toutes les données confirment ce record historique, qui sera enregistré cette année.» Il expliquera que «l'objectif du ministère était d‘atteindre les 7 milliards sur une échéance de cinq années, mais avec la dynamique actuelle des opérateurs, le seuil des 4 milliards pourrait être largement dépassé, pour atteindre les 5 milliards de dollars», confiera-t-il. Cette tendance haussière au niveau du processus des exportations est due, selon ce haut responsable du ministère du Commerce, «à une croissance des activités en direction des pays de l'Afrique, contribuant du coup à réduire le déficit de la balance commerciale». Pour l'orateur, il s'agit d'un «record historique enregistré cette année», comparativement au volume des exportations de la même période de l'année passée qui «n'était qu'à 1,2 milliard de dollars au cours des premiers mois de l'année en cours, représentant une hausse de 108%». Estimant juste l'avis des experts et autres opérateurs, qui rejettent l'idée de prendre l'année 2020 comme année de référence, il dira que «ce seuil n'a jamais été atteint ou l'a été difficilement en 2019 et en 2018». Pour ce représentant du département de Rezig, «cette tendance haussière, même si elle ne dépasse pas les 10 ou 20%, l'essentiel étant qu'elle s'inscrit dans la permanence et la continuité», dira-t-il, avant de préciser que «la valeur des exportations hors hydrocarbures représente plus de 12,5% du volume global des exportations.
Alors que dans le passé récent, elle ne dépassait pas les 3 à 4%». Poursuivant son plaidoyer concernant cette tendance haussière, il expliquera que «certains produits à l'exportation ont enregistré une nette évolution de l'ordre de 2000%, à l'image du fer et du métal, totalisant en l'espace de sept mois, quelque 458 milliards de dollars, comparativement aux 21 millions de dollars de l'année écoulée». Idem pour «les produits azote, engrais et minéraux qui ont enregistré une évolution de 67%», a-t-il ajouté encore. L'encadrement à l'export assuré par le ministère concernant certaines filières, comme les déchets ferreux et non ferreux et les produits issus des matières premières non subventionnées, fera-t-il remarquer. L'entrée en vigueur de la Zlecaf a été également abordée par le directeur général du commerce extérieur, qui a estimé que l'édition du salon de Tindouf s'inscrit dans le sillage des actions de renforcement du commerce intra- régional. Il fera remarquer que «le déplacement, pour la première fois, d'une forte délégation ministérielle, de conseillers de la Présidence et d'experts économistes est un signe fort d'encouragement pour la relance de ces activités». Parmi les actions entreprises dans le cadre de l'accompagnement des opérateurs économiques, il réitérera la disponibilité de son ministère et de ses services à rester à l'écoute et à fournir l'aide et l'assistance nécessaires pour ce faire. Evoquant les opportunités du marché africain, il confiera que «la capacité de ce marché représente une valeur de 3000 milliards de dollars américains... L'Algérie avec ses potentialités pourrait largement dépasser le seuil actuel de ses exportations, disposant de sept accès avec l'Afrique». Pour Bouchelaghem, «il n'est pas dit qu'il faille atteindre la saturation du marché intérieur pour procéder à l'export, surtout avec la Zlecaf, qui offre plusieurs avantages, dont le démantèlement douanier pour permettre aux produits algériens une plus grande compétitivité sur le marché africain...».

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