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Les stocks américains de pétrole attendus, en baisse

Le baril s’envole

Les prix du Brent, référence du pétrole algérien, gagnaient plus de 1 dollar, hier, en cours d’échange pour s’afficher au-dessus des 75 dollars.

Les cours de l'or noir virent au vert. Ils ont connu un début de semaine cauchemardesque, un lundi noir, qui les a vu sombrer à cause de la chute du géant chinois de l'immobilier Evergrande qui fait peser des craintes sur l'économie de l'Empire du Milieu. Le numéro deux de l'immobilier chinois, qui croule sous une dette de plus de 300 milliards de dollars, avait reconnu, la semaine dernière, faire face à une «pression énorme» et prévenu qu'il pourrait ne pas être en mesure de faire face à ses engagements financiers. Le groupe détient plus d'un million de biens immobiliers prépayés par des clients qui n'ont pas encore été construits, ce qui renforce l'appréhension des investisseurs chinois, dont beaucoup sont des primo-accédants, soulignent les experts. Ce qui a fait ressurgir le syndrome de la crise des subprimes, crise qui s'est déclenchée au deuxième semestre 2006 avec le krach des prêts immobiliers (hypothécaires) à risque aux États-Unis destinés aux ménages modestes. Un phénomène qui a entraîné l'effondrement, en 2008, de la quatrième banque américaine, de nombreuses entreprises et mis dans la précarité Lehman Brothers, entraîné l'économie mondiale dès la crise alors que des millions d'Américains sont encore surendettés. Un scénario craint et redouté qui a fait tanguer le marché pétrolier. Le baril de Brent de la mer du Nord a dévissé de 1,42 dollar à 73,92 dollars par rapport à la clôture de vendredi dernier. La situation désespérée du promoteur immobilier chinois Evergrande, au bord du défaut de paiement, «menace de ralentir la croissance chinoise. Or, la Chine est le premier importateur mondial de pétrole brut», a commenté Robert Yawger, responsable des contrats à terme sur l'énergie chez Mizuho Securities ajoutant que: si Evergrande n'honore pas son échéance d'intérêts, jeudi, «je m'attends à ce qu'on ait une journée au moins aussi mauvaise qu'aujourd'hui». Contre toute attente, les prix ont fini par se redresser dès le lendemain. À Londres, le baril de la mer du Nord pour livraison en novembre a terminé à 74,36 dollars, en progression de 0,59% ou 44 cents par rapport à la clôture de la veille. Le baril de WTI américain pour livraison en octobre, coté lui à New York, a achevé la séance à 70,56 dollars, soit un gain de 0,38% ou 27 cents par rapport à lundi.À quoi est dû ce rebond? le rebond du prix de l'or noir est d'abord lié à celui de la Bourse, après un fort repli lundi. «Ça a du sens, car c'est un actif de croissance», comme les actions,a expliqué Bill O 'Grady, responsable de la recherche pour la société Confluence Investment.
Le marché attend des données similaires, aussi arrêtées à vendredi dernier, de la part de l'Agence américaine d'information sur l'Énergie, jugées plus fiables, indique-t-on. Les stocks de brut sont également attendus en baisse, mais dans une proportion moindre, de 2,45 millions de barils, selon la médiane d'analystes interrogés par l'agence Bloomberg. «Cela constituerait la septième baisse hebdomadaire consécutive des stocks, les perturbations dues à la saison des ouragans se faisant toujours sentir», remarque Neil Wilson, de Markets.com. «La hausse continue des prix du gaz est également un facteur de soutien pour les prix du brut, devenus par comparaison plus compétitifs», ajoute Jeffrey Halley, de Oanda. Les cours de l'or noir n'en demandaient pas tant pour s'envoler. Hier, à 15h30 le baril de Brent affichait 75,77 dollars soit un gain de 1,41dollar par rapport à mardi. Un bol d'oxygène pour l'Algérie.

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