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Tensions géopolitiques et crise sanitaire

Le baril assure

Les cours du Brent, référence du pétrole algérien, évoluaient au-dessus des 44 dollars, hier, en cours d’échanges.

L'or noir virait au vert, hier, en milieu de journée après avoir marqué un temps d'hésitation en début de matinée. Une performance significative vu l'environnement hostile dans lequel il navigue. Il y a d'une part les craintes toujours persistantes suscitées par le Covid-19 qui a redoublé de férocité sur lesquelles se sont greffées des tensions diplomatiques entre les Etats-Unis et la Chine, qui risquent de compromettre une relance de l'économie mondiale déjà embryonnaire et miner une demande de pétrole qui commence à émettre des signaux plutôt positifs. La Chine avait investi le 27 juillet le consulat des États-Unis à Chengdu, après que ses fonctionnaires l'eurent quitté. Une décision qui est intervenue en représailles de la fermeture forcée de son consulat de Houston par l'administration Trump. Une «Guerre froide» sur fond d'accusations réciproques d'espionnage, qui risque de faire souffler le chaud et le froid sur les cours de l'or noir. Les prix du pétrole sont presque inchangés en ce début de semaine, a relevé Eugen Weinberg, de Commerzbank. «Les risques d'une reprise moins robuste de la demande en raison de la pandémie de Covid-19 et des tensions politiques entre les États-Unis et la Chine» empêchent les cours de se détacher de la zone des 40 dollars le baril dans laquelle ils évoluent depuis plusieurs semaines. «La décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d'alléger les réductions de production à 7,7 millions de barils par jour (mbj) à partir du mois d'août pèse également sur les cours», a renchéri Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Ce qui n'a visiblement pas empêché le baril de bien se tenir. Plutôt rassurant pour l'Algérie dont l'économie est en reconstruction étant donné que pour le moment ses exportations pétrolières lui assurent l'essentiel de ses revenus en devises. En attendant que le nouveau modèle de croissance économique initié justement pour réduire cette dépendance commence à donner ses fruits. On n'en est pas encore là. C'est pour cela que les regards restent encore focalisés sur l'état du marché pétrolier. Qu'en est-il actuellement? Hier vers 13h30 le baril de Brent valait 44,03 dollars soit un gain de 25 cents par rapport à la séance précédente. Le pétrole américain s'affichait lui aussi en hausse de 23 cents à 41,52 dollars. Faut-il espérer que les cours de l'or noir sortent du bout du tunnel? Si dans un premier temps les spécialistes n'ont pas présenté de signes d'affolement par rapport à cette nouvelle «prise de bec» entre Chinois et Américains ils se sont montrés beaucoup plus préoccupés par l'éventualité d'une recrudescence de la pandémie de coronavirus au pays de l'Oncle Sam notamment. «Si une deuxième vague se matérialise aux États-Unis, nous estimons qu'elle mettra en danger un total d'environ 5 millions de barils par jour à son apogée à la fin du mois d'août 2020», a prévenu Bjornar Tonhaugen, analyste de Rystad Energy. Des craintes atténuées par les analystes de Kpler qui ont mis en exergue les efforts de l'Opep et de ses alliés pour rééquilibrer le marché. «Le problème de l'offre excédentaire sur le marché mondial du pétrole continue de s'améliorer en juillet», ont-ils souligné. «Les pays membres de l'Opep+ sont sur la bonne voie, même s'il reste encore des incertitudes liées à une éventuelle seconde vague de la pandémie mondiale», avait déclaré le ministre de l'Energie Abdelmadjid Attar, président en exercice de l'Opep, lors de la 20ème réunion du Comité ministériel mixte de suivi Opep-non Opep (Jmmc) qui s'est tenu le 15 juillet par visioconférence, soulignant au passage que cela a permis au baril de se maintenir au-dessus des 40 dollars.

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