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Mohamed Khassani, humoriste et comédien, à l'opéra d'Alger

Une performance mitigée

Apres Constantine, Annaba, Oran, Tlemcen et Setif, l'humoriste et comédien algérien, Mohamed Khassani, a clôturé sa minitournée nationale, le 29 avril dernier, à l'opéra d'Alger.

Sur initiative de la boîte événementielle Oxygen Prod, cette dernière avait également organisé la tournée de Djam alias Ahmed Djamil Ghouli qui a emporté un franc succès. D'ailleurs, le concert animé la veille à l'opéra d'Alger a fait salle comble et suscité un énorme engouement de la part du public. Contrairement à Djam, le one man show de Mohamed Khassani a drainé peu de monde, pour ne pas dire un nombre timide de spectateurs. Beaucoup d'invitations ont été d'ailleurs distribuées.
Les amis artistes du comédien ont répondu présents et ont permis de remplir au moins une partie de la salle. Ses collègues et amis du feuilletons Babor Ellouh, ses comparses humoristes étaient également de la partie, du moins quelques-uns, nonobstant quelques comédiens invités qui, eux, ont joué le jeu en payant carrément leur place, à l'image du couple Samia Meziane et Khaled Benaïssa. L'on pouvait, en effet, distinguer dans la salle quelques têtes familières ayant marqué la petite lucarne de ce mois sacré, à l'instar de Youcef Sehaïri et Aziz Boukrouni qui ont brillé dans le feuilleton tunisien El Foundou.

Raillerie et dérision
Prévu à 22h, le spectacle n'a débuté que vers 23h30. Mohamed Khassani sans doute attendait que la salle se remplisse, mais à deux jours de l'Aïd, le public avait l'esprit ailleurs...
L'entrée fracassante de Mohamed Khassani se fera enjouée et décontractée, en commençant par saluer à juste titre ses confrères de la profession, en citant pèle-mêle les têtes qu'il a pu reconnaître parmi l'assistance. De l'improvisation avant d'entamer à proprement parler son show qui fut une somme de succession d'histoires en abordant différents sujets. Rappelons que le titre de son spectacle est «Mon Algéria».
Le concept du one man show de Mohamed Khassani consistait à pointer du doigt certaines anomalies des Algériennes et Algériens dans la vie de tous les jours et ce, en les remettant en question avec raillerie et dérision. Aussi, la femme enceinte algérienne sera décriée avec humour en la comparant à la femme occidentale qui, elle, ne se plaint jamais de sa condition en prétention d'être malade... Mohamed Khassani évoquera aussi la femme conductrice avec un brin de machisme, aussi les fans qui lui courent après pour une photo, parlera de son père qui doutera un jour de son orientation sexuelle à cause des rôles «efféminés» qu'il incarne souvent dans ses sketchs....Il brossera aussi différents portraits de femmes que l'on trouve lors des mariages, de la fiancée à celle plutôt libre qui vient pour draguer...

Humour potache et vécu
Mohamed Khassani fera aussi monter sur scène, une femme choisie parmi le public, la cinquantaine pour évoquer le rapport homme/femme. Fair plaiy, «Oum Fethi» se laissera faire en répondant aux questions du comédien avec audace et sens de la répartie, lui répliquant parfois au moment où il ne s'attendait pas. Mohamed Khassani sera applaudi, mais parfois hué.
De l'improvisation toujours, il y en aura en faisant monter cette fois, le jeune comédien Merouane Guerrouabi. Et de se mettre à ricaner sur les «vu» que l'acteur Youcef Sehaïri leur laisse sur leurs réseaux sociaux quand il ne veut pas répondre à leur message... Ainsi, tout l'opéra Boualem Bessaïa été prévenu que notre ami Sehaïri n'a pas le temps pour répondre ou du moins il vous répondra des semaines, voire des mois après... Abordant le programme télé du mois de Ramadhan, Mohamed Khassani tentera de régler ses comptes un peu avec les dysfonctionnements qui pullulent au niveau des plateaux télé, tout en finissant par déclarer « Vive les artistes!». Plusieurs situations cocasses et anecdotiques de l'Algérien vont ainsi passer au crible sous le regard et l'accent oranais de Mohamed Khassani qui, malgré toutes ses bonnes intentions à faire rire et à mettre de l'ambiance dans la salle, il ne réussira qu'à moitié à le faire, laissant un je ne sais quoi de goût d'inachevé auprès du public, le spectacle ayant été assez court et ses sketchs semblaient pour certains inaboutis. Sans doute que Mohamed Khassani devra se perfectionner encore pour arriver un jour au stade de ses deux pairs de référence que sont Gad El Maleh et Djamel Debbouze. C'est tout le mal qu'on lui souhaite!

De Quoi j'me Mêle

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