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L'Algérie et la Palestine devaient y prendre part

Les JCC reportées...

Merzak Allouache, Imène Salah et Azedine Kasri devaient prendre part au festival dans la section compétition, respectivement en long métrage fiction, court métrage documentaire et fiction...

Les Journées cinématographiques de Carthage 2023 qui devaient se tenir du 28 octobre au 04 novembre viennent d'annoncer l'annulation de leur événement, compte tenu, des événements tragiques qui secouent la Palestine actuellement. Ceci intervient, après que le festival D'El Gouna, en Egypte ainsi que le festival du cinéma méditerranéen de Annaba qui devait se tenir, lui, du 04 au 09 novembre, ont fait pareil.
Les JCC viennent de prendre cette ferme décision, non sans remercier, comme l'indique le communiqué: «les cinéastes palestiniens et leur producteurs/ distributeurs qui ont salué par leurs messages la solidarité inconditionnelle affichée par les Journées Cinématographiques de Carthage envers la cause palestinienne, en mettant à la disposition du festival leurs films classiques destinés à être projetés gratuitement pour le public tunisien dans la salle de plein air du festival de l'avenue Bourguiba «ciné avenue», en une programmation spéciale de soutien à la cause palestinienne». Parmi ces films palestiniens ainsi offerts au public tunisien, on citera: «Jenin, Jenin» de Mohamad Bakri (2002), «Leila's Birthday» de Rashid Mashraoui (2008), «Fix me» de Raed Andoni (2010), «My Love Awaits Me» de Mais Darwazah (2013), «The Wanted 18» d'Amer Shomali (2014), «Roshimia» de Salim Abu Jabel (2015), «The crossing» d'Ameen Nayfeh (2017), «Nadia's Visa» d'Hanadi Elyani (2018), «Maradona's Legs» de Firas Khoury (2019), 200 Meters de Ameen Nayfeh (2020), «The Present» de Farah Nabulsi (2020 et enfin «Little Palestine, journal d'un siège» d'Abdallah Alkhatib (2021). Les JCC remercient aussi les cinéastes palestiniens dont les films nouveaux ont été sélectionnés en compétition au festival, et en premier lieu le grand comédien et réalisateur Mohamed Bakri, qui a offert aux JCC la présentation de son dernier film «Jenine 2023» en première mondiale. Dans une courte vidéo, Mohamed Bakri fait savoir sa tristesse de ne pas pouvoir venir en Tunisie tout en affirmant sa solidarité et sa détermination en tant que cinéaste libre. Rappelons que son film, «Jenin, Jenin», sorti en 2002 qui témoigne de l'attaque du camp «Jenin» par l'armée israélienne lui a valu depuis moult problèmes.
En effet, depuis sa sortie il y a près de 19 ans, une bataille judiciaire dans les coulisses des tribunaux israéliens oppose encore le réalisateur à ses détracteurs dont un soldat israélien qui contexte le film en l'accusant de diffamation. Mohmaed Bakri n'a cessé d'être harcelé et persécuté par le gouvernement israélien. En janvier 2021, une pétition a été lancée pour lever l'interdiction sur son film documentaire; en vain, puisque l'interdiction de la projection en Israël du documentaire controversé a été répétée dans le cadre d'un jugement en 2022.
La Cour suprême avait rejeté l'appel du cinéaste arabe israélien Mohammad Bakri, interdisant ainsi définitivement la projection en Israël de son documentaire controversé. Sur le site I24 news nous pouvons lire:
«Le lieutenant-colonel de réserve Nissim Magnagi avait porté plainte contre le cinéaste en novembre 2016, demandant 2,6 millions de shekels (730000 euros) de dommages et intérêts et l'arrêt de la projection du documentaire.
Le jugement confirme une décision rendue en janvier 2021 par le tribunal de district de Lod, qui avait ordonné à Bakri de verser à Magnagi 175000 shekels (49200 euros) ainsi que 50000 shekels (14000 euros) pour couvrir ses frais de justice.» Notons que pour leur 34ème édition, les Journées Cinématographiques de Carthage JCC 2023 devaient aussi rendre hommage cette année à l'une des figures emblématiques du cinéma palestinien contemporain à savoir le cinéaste Hany Abu Assad.Ce dernier est devenu célèbre grâce à ses deux films majeurs «Paradise Now» qui a remporté le prix Golden Globe du meilleur film étranger en 2006 et «Omar» qui a raflé le Tanit d'or des JCC 2014, après avoir remporté le Prix du Jury Un Certain Regard au festival de Cannes.
Deux films qui, pour info, avaient été nommés aux Oscars dans la section «Meilleur film étranger». Il est bon à savoir aussi que l'Algérie devait prendre aussi part à cette 34eme édition des JCC avec la programmation en compétition officielle dans la section longs métrages, le nouveau- né de Merzak Alloauche à savoir le film de fiction «Makan walou» et dans la catégorie court métrage documentaire, «Tassaloul» d'Imène Salah avec «Tassaloul», et «Boussa» d'Azedine Kasri dans la catégorie court métrage fiction. À ces annulations, vient s'ajouter aussi le report des Jurnées cinématographiques du patrimoine dont la Palestine devait être l'invité l'honneur.

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