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Défilé à Constantine

La M’laya remise au goût du jour

Fières, gracieuses et élancées, les jeunes filles en M’laya, dont certaines portaient des petits drapeaux à la main, se sont prêtées volontiers à des séances photos devant des lieux phares de la ville …

Des jeunes filles ont défilé en M'laya, lundi à Constantine, depuis le musée public national des arts et des expressions culturelles traditionnelles palais Ahmed-Bey jusqu'à la placette Sidi Djeliss, dans la vieille ville, sous le regard tantôt admiratif, tantôt amusé des passants, dont des jeunes qui ont vu, pour la première fois, cette étoffe que portaient les Constantinoises autrefois pour sortir.
Le défilé, inscrit dans le cadre de la première édition de «La journée de la M'laya constantinoise», s'est ébranlé de la place Si El Haouès, où se trouve le palais Ahmed Bey avant de descendre la rue du 19 Juin et prendre un raccourci vers El Djazarine, dans la vieille ville, pour atteindre Rahbet Essouf jusqu'à la fontaine de Sidi Djeliss, accompagné d'une foule de curieux. Fières, gracieuses et élancées, les jeunes filles en M'laya, dont certaines portaient des petits drapeaux à la main, se sont prêtées volontiers à des séances photo devant la fontaine, à l'intérieur de Dar Haoussa et Bernou de la confrérie de Diwan, et devant les portes antiques des maisons de Sidi Djeliss, autrefois, une place animée et coeur de la vieille ville.
Tradition et identité
Pour Leïla, qui faisait partie des filles en M'laya (étudiantes, membres d'associations culturelles et artisanes), le défilé «a permis de renouer avec des traditions faisant partie de notre identité et de rendre hommage aux Constantinoises tout en introduisant auprès des jeunes générations cet habit qui fait partie de notre patrimoine».
Concours de la meilleure photo
Présente sur les lieux, la chef et costumière Nassira Facih, qui a initié les jeunes filles à la façon de porter la M'laya, a relevé l'importance de ce genre de manifestations pour «répandre ce patrimoine et le préserver».
De son côté, Meriem GuebaïIia, directrice du Musée public national des arts et des expressions culturelles traditionnelles, palais Ahmed-Bey qui était à la tête du défilé, a assuré que cette activité vise à ressusciter «un patrimoine immatériel aux dimensions sociales et identitaires», se félicitant de l'engouement et de l'adhésion des jeunes filles.
«Depuis l'annonce de ce défilé, beaucoup de jeunes filles ont exprimé leur désir de participer au défilé en faisant leur possible pour se procurer cet habit, tandis que des associations culturelles ont tenu à appuyer la démarche en fournissant la M'laya et laâjar», a-t-elle détaillé. Elle a, également, rappelé que la meilleure photo de M'laya sera récompensée dans le cadre d'un concours initié lors de la première édition de «La journée de la M'laya constantinoise».
Lancée sous le slogan «Constantine, la M'laya patrimoine et récit», la première édition de «La journée de la M'laya constantinoise» a été marquée par l'organisation d'une séance sur l'art de porter cette étoffe, un patrimoine immatériel incarnant l'identité, l'élégance et qui se fait aujourd'hui très rare dans les rues de Constantine. Aussi, une exposition de tableaux et de photos présentant la M'laya sous divers angles, signés par plusieurs artistes, orne les galeries du palais Ahmed Bey. Inscrite dans le cadre du Mois du patrimoine (18 avril-18 mai), la première édition de la M'laya qui devra s'étaler jusqu'à mardi prochain, a enchaîné avec l'ouverture d'une exposition d'habits et de bijoux traditionnels de «Dar Azizi», l'une des plus anciennes et des plus réputées maisons de confection de gandouras brodées de fil d'or, medjboud et fetla.
L'événement sera clôturé par la remise de prix aux vainqueurs du concours de la meilleure M'laya cousue et de la meilleure photo, initié par le Musée public national des arts et des expressions culturelles traditionnelles, palais Ahmed-Bey pour encourager artisans, couturiers et photographes à s'intéresser à cette étoffe et à participer à sa préservation.

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