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Amirouche Malek, Aauteur, à l’Expression

«Ce livre réunit 39 poètes»

Amirouche Malek est un acteur culturel très dynamique dans la wilaya de Tizi Ouzou. Il vient de publier, aux éditions Imtidad, son premier livre intitulé: «Florilège de poésie, Asefru n tmedyezt» dont il nous parle dans cette interview.

L'Expression: Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de L'Expression?
Amirouche Malek: Je suis le gérant de l'Emevcom, une entreprise d'organisation d'événements culturels, économiques et scientifiques. Depuis sa création, en 2011, elle a à son actif l'organisation de beaucoup d'évènements, entre autres le café littéraire et philosophique de Tizi Ouzou et celui de Larbaâ Nath Irathen, des rencontres qui sont organisées régulièrement. Je suis l'initiateur du festival l'été en poésie et en musique, le festival Montagn'Art, le Printemps du livre Nath Iraten et le forum «l'Economie en question». Depuis l'entame officielle de nos activités L'Emevcom a organisé plusieurs journées d'études et colloques sur les personnalités du monde culturel algérien comme Mouloud Mammeri, Amar Ou Saïd Boulifa, Slimane Azem, Cheikh Nourdine, Mouloud Feraoun, Assia Djebar, Si Mohand Ou Lhocine Sahnouni et beaucoup d'autres événements intéressants pour la societé. L'Emevcom est animée d'un objectif, celui de faire la promotion du livre et la lecture

Pouvez-vous nous parler du livre que vous venez de publier aux Editions Imtitad?
Avant de vous parler du livre: «Florilège de poésie, Asefru n tmedyezt», permettez-moi de vous expliquer la démarche qui nous a conduits à éditer cette anthologie. Cet ouvrage est né suite à trois éditions du festival «L'été en poésie et en musique», un événement annuel qui évolue d'année en année. Il accueille des poètes, chanteurs, musiciens et conteurs qui sont censés travailler ensemble, mais qui n'ont pas suffisamment d'occasions pour se rencontrer et échanger. Lorsqu'un parolier, un musicien et un bon interprète se rencontrent cela aboutit forcément à de belles oeuvres (chansons). Le festival est une passerelle entre les générations d'artistes confirmés et ceux qui font leurs premiers pas. Ces derniers se frottent aux expériences des aînés ce qui peut leur être d'un grand apport pour leur évolution. C'est alors que des projets naissent au grand bonheur de tous. L'idée première est de mettre en valeur tout ce qui se dit à travers la poésie, les contes et les adages. D'ailleurs, si notre langue a résisté aux vicissitudes du temps, c'est grâce à la transmission qui se faisait de bouche à oreille. Vous n'êtes pas sans savoir le poids de la parole dans notre société. Les poètes ont toujours été les témoins de leurs époques. La prise de conscience quant au déni de notre culture ancestrale s'est faite par les textes chantés par Slimane Azem, Ait Menguellet, Matoub, Idir pour ne citer que ceux-là. C'est justement dans le souci de capitaliser cette expérience que l'idée d'éditer l'anthologie «Florilège de poésie, Asefessu n tmedyezt», est née.

Qu'est-ce que le lecteur peut découvrir dans ce livre?
C'est un recueil de poésie qui a regroupé 39 poètes d'horizons différents s'exprimant n trois langues: amazighe, arabe et française. Ils font partie de ceux qui ont participé aux différentes éditions du festival «l'été en poésie et en musique».

Comment vous est venue l'idée de ce projet de livre?
J'ai toujours aimé sortir des sentiers battus et innover. C'est dans le but de capitaliser toutes les expériences vécues dans le cadre du festival «L'été en poésie et en musique». Je suis de ceux qui croient que c'est bien d'organiser des évènements, mais le mieux est de laisser les traces pour la postérité. Pour ce faire, j'ai réuni 39 poètes qui ont eu l'amabilité d'adhérer à cette initiative qu'ils ont trouvée très louable selon leurs dires. À travers cette anthologie, on donne la visibilité aux poètes qui ne sont pas édités et on révèle des jeunes talents comme Lisa Serik, une poétesse qui vient de passer son bac. Mais la concrétisation de ce projet n'aurait pas vu le jour sans le soutien inconditionnel de mon ami Ramdane Abdenbi, qui était généreux et compréhensif jusqu'au bout.

Quels sont les premiers échos suite à la sortie de cet ouvrage?
Beaucoup de personnes m'ont félicité et encouragé, parce qu'elles trouvent que cette expérience est unique en ce genre. Je tiens à remercier vivement l'ensemble des poètes qui m'ont fait confiance, sans oublier messieurs Firas Aldjahmani et Hamid Bilek et les éditions Imtidad, qui m'ont facilité les choses et aidé à la réalisation de cette oeuvre.

Vous êtes aussi le réalisateur d'un film-documentaire sur l'écrivaine Djoher Amhis, pouvez-vous nous parler de cette expérience?
C'est une expérience exceptionnelle pour moi. C'est un film qui vise à lutter contre l'oubli et mettre en valeur le travail extraordinaire que Djoher Amhis Ouksel a accompli durant plus de 65 ans. Nna Djoher mérite amplement qu'on lui rende hommage, vu qu'elle s'est consacrée toute sa vie à donner le meilleur d'elle-même pour former des générations de cadres et intellectuels. Elle est une pédagogue hors pair, une intellectuelle très investie qui produit beaucoup de belles choses. Même à un âge avancé, elle continue à produire. C'est une grande Dame, qui aime énormément les jeunes, sachant qu'ils sont la valeur sûre de demain. La collection «Empreintes» qu'elle a lancée avec le regretté Mouloud Achour, éditée chez Casbah Editions, permet aux élèves d'avoir une facilité de compréhension des grands classiques de la littérature algérienne, à l'image de Mammeri, Dib, Feraoun, Benhadouga, Assia Djebar, Malek Ouari et tant d'autres.

Quels sont vos projets culturels immédiats?
Il y a la quatrième édition du festival «L'été en poésie et en musique», la cinquième édition du festival Montagn'Art, la quatrième édition du printemps du livre Nath Iraten, qui se pointent à l'horizon. Je prépare aussi un colloque sur le parcours et l'oeuvre du grand chantre de la musique algérienne en l'occurrence Cherif Kheddam. Il y a aussi les actes du café littéraire et philosophique qui seront édités sous forme d'ouvrages en deux tomes. Toujours, dans la lutte contre l'oubli, je prépare un hommage à un artiste qui a toujours fait des merveilles dans l'anonymat, il s'agit de Tahar Bessaha, qui a tant de mérite. Il est prévu aussi une journée d'étude sur l'oeuvre de Mohammed Dib. Il y a aussi des rencontres hommages à deux personnalités Saïd Zanoun et Si Abderrahmane Arab.

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