L'Expression

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Naïma Beljoudi, directrice des éditions El Kalima, à L’Expression

«90% de nos productions sont littéraires»

Cela fait une vingtaine d'années qu'elle se bat dans le monde tortueux de l'édition. Quand d'autres mettent la clé sous le paillasson, elle a mordu de belles lettres, a décidé d'ouvrir sa propre maison d'édition, «El kalima» après la fermeture de «Marsa Édition» qui a permis de révéler de nombreux auteurs algériens, qui, aujourd'hui, sont reconnus et primés dans le monde. Elle nous parle ici de ses nouveautés pour le Sila 2023...

L'Expression:Pouvez vous nous présenter votre maison d'édition d'abord?
Naima Beljoudi: J'ai créé ma maison d'édition en 2012, mais je suis venue à l'édition en 1998. Je dirigeais une annexe d'une autre maison d'édition du nom de Marsa Edition qui possédait une très belle revue. Pendant plus de dix ans, elle a fait connaître de nombreux auteurs algériens qui sont devenus confirmés aujourdhui, entre autres Maissa Bey, Aziz chouaki et des plasticiens etc. À l'arrêt de cette maison d'édition, ce métier me manquait tellement que j'ai lancé ma propre maison d'édition au nom d'El kalima dont 90% sont des productions littéraires entre poésie, essai et roman, et même du théâtre avec un inédit, de Mohamed Dib. Par devoir de mémoire je fais aussi des livres sur l'histoire de l'Algérie et quelques livres sur le patrimoine..

Quelles sont les nouveautés que vous proposez cette année au Sila?
Pour cette 26eédition du Sila, on vient avec une oeuvre très importante, qu'est le journal intime de Jean Sénac, en coédition avec le Seuil. Un ouvrage de plus de 800 pages où il est question des archives de Jean Sénac qui ont été regroupées, présentées par le professeur Guy Ducas qui en est un spécialiste. Je le remercie d'avoir restitué une partie de notre mémoire. À côté, nous retrouvons aussi, la traduction du français vers la langue arabe par Lamiss Saâdi, du roman «Aris «de Yamina Mechakra. Sa dernière édition par Marsa remonte à 1999 et voila que le hasard a fait que je la réédite en langue arabe pour que le lectorat arabophone puisse lire l'oeuvre de cette grande écrivaine algérienne, partie hélas, très tôt.

Jean Sénac est présent aussi dans un autre petit livre..,Un mot là-dessus...
Effectivement, dans la collection des petits inédits maghrébins, on vient avec un inédit sur Jean Sénac, un essai qui s'appelle «Suite oranaise», présenté par Kaî Krienke et un autre sur Max-Pol fouchet, dont on devrait attribuer un nom de rue à ce grand homme, et dont le texte inédit publié s'apelle «la justice par la charité», présenté par Abdelkader Djemaï. Les deux sont de grands noms de la littérature qui vous décortiquent l'oeuvre avec brio. Aussi, on vient avec une autre collection appelée en arabe «Atyaf» ou Spectre, qui consiste à traduire en langue arabe, tout les petits inédits maghrébins qu'on a déjà édités en français. Cette collection compte s'ouvrir sur le monde entier, des oeuvres de grands écrivains. Cette collection est coordonnée et sera traduite par le grand traducteur, écrivain et poète Hakim Miloud. On n'oubliera pas le patrimoine. Nous sommes venus avec le beau livre: «Un hymne au couscous algérien» Il est signé Mansouria Mederreg Belkherroubi, où elle retrace les couscous les plus courants dans les régions d'Algérie. J'espère que nos ouvrages susciteront l'intérêt et la curiosité de nos lecteurs habituels et surtout potentiels.

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