L'Expression

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La vieille maman face au juge

Un ado prié d’entendre sa maman lui souffler qu’il joue avec

Le feu de la malédiction divine, même si elle pardonne son sauvage comportement!

Le juge était réellement touché devant l'état de la vieille maman, qui aborde cette semaine, les 70 ans, tout ronds. Elle s'est présentée,hier, lundi 18 du mois courant, comme victime de coups et blessures, servis méchamment par le fils cadet de 30 piges
Soyez indulgents avec moi pour souhaiter quand même un «joyeux anniversaire»! Et l'auteur de ces coups contre El Hadja, n'est autre que le propre enfant du vieillard. Et cet enfant vient d'avoir 38 ans!
Le père est né le 16 septembre et le fils, le 15 du même mois! Il l'avait pris dans ses robustes bras alors qu'il venait de naître en 1982 année inoubliable pour Mohamed Nadjib, car Mustafa dit Moumous Dahleb et ses camarades venaient de corriger l'inabordable et presque invincible, équipe de la Mannchaft de la RFA! C'était en 1982! En 2020, Lakhdar M. était, là, debout face au magistrat qui bougeait la tête de gauche à droite, en parcourant le certificat médical d'incapacité du paternel, comme pour désavouer d'emblée le geste fou et punissable à souhait de Lakhdar, revenu à lui,
21 jours après son triste et mesquin forfait. C'est insupportable de lire des coups sur un père atteint d'une maladie chronique, et c'est encore plus insupportable de parcourir la phrase suivante: Coups donnés au menton, des uppercuts envoyés au visage ayant causé une fracture au niveau de la mâchoire inférieure, poussant le médecin traitant à prescrire des médicaments très costauds en vue de redresser une fâcheuse situation à la mère: «Vous êtes, à ce que je vois, un athlète de haut niveau, surtout quand je lis les durs termes du certificat médical!
Des uppercuts expédiés avec une violence inouïe sous le menton de votre papa, vaudront leur pesante sentence, car, il est clair que ces coups n'étaient pas envoyés à l'emporte-pièce! C'est de la pure folie! Je comprends que vous ne soyez pas soutenu par un avocat!» Ici, l'inculpé se lève et rétorque sans honte: «Elle n'a pas laissé mon père en désigner un! Je n'avais pas un dinar sur moi! Ce n'est pas juste, que cela vienne de mon propre père!» Et le juge d'être poussé vers la légitime et cinglante réplique: «Et puis quoi encore? Vous n'attendez tout de même pas des dommages et intérêts pour «non-assistance à agresseur en moyens financiers, nuls? Vous feriez la moitié de la planète, vous ne trouverez pas le moindre soutien financier! Mieux! Vous trouveriez des personnes si révoltées par votre comportement, que des séries de tannées seraient programmées et que n'importe quel individu ne puisse vous tendre la main!»
C'est, pour les spécialistes de ce genre de délits, ce qu'on appelle plus communément, des «coups sur ascendants» fait prévu et puni par l' article 267 du Code pénal qui dispose (Ordonnance N°75-47 du 17 juin 1975). Le magistrat visiblement ému, mais pas du tout ébranlé par la vue de la victime qui a dit au tribunal, «pas prête à assister au procès»! Le jeune détenu a la tête baissée, les genoux rentrants et le dos rond. Visiblement, il a honte.
Honte d'être poursuivi pour coups sur la maman, honte d'être vu par les voisins, venus en nombre voir comment est traité un fils capable de punir un très proche parent, quel qu'en soit le motif! L'assistance est émue.
La très jeune procureure est debout. Elle tient à jouer son rôle en entier. Oh! Oui, son devoir est de demander l'application de la loi et seulement cela! Et ici, l'application de la loi, c'est la dure et impitoyable demande d'emprisonnement ferme de 5 à 10 ans! Elle réclamera 5 ans! Entre- temps, le juge lance un regard de feu, comme pour pouvoir «fusiller» le geste condamnable du jeune homme, qui, pour la première fois, allait hurler de désespoir, se rendant compte que son geste était de la pure perte de temps, pour ne pas écrire, du suicide! Le président regarda les parents meurtris et l'inculpé et articula à voix basse!
-«Vous n'avez rien à dire à votre maman?» dit, au passage, le magistrat qui relève un légitime murmure s'élevant de la salle, bondée comme jamais, elle ne le fut!
Le juge attend une réponse satisfaisante à sa question. Il jette au passage un clin d'oeil en direction de la procureure laquelle attendait probablement une invitation aux réquisitions qu'elle a dû préparer soigneusement.
«-Oui, oui, je demande pardon à mes parents que j'ai malmenés!», se décide enfin à dire le détenu qui n'en peut visiblement plus. Sa tête va craquer après tout ce qu'il a entendu depuis le début du procès.
Le président tambourine sur le pupitre, un moment, avant de déclarer, haut et fort que «l'essentiel est de reconnaître ses erreurs, de s'amender et surtout de s'excuser auprès du papa qui vit un cauchemar que lui seul peut vivre.

De Quoi j'me Mêle

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