L'Expression

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Le calibre d'une hantise

À Miliana (wilaya d'Aïn Defla), l'audience du jeudi écarte momentanément celle du pénal, à cause d'une affaire qui sent...

Nos très jeunes magistrats souffrent, quelque peu, de conduire des audiences consacrées au «foncier», cette section à histoires car, elle demande beaucoup d'expérience et de doigté en vue de rendre son bien au justiciable se plaignant de comportements mafieux, avec son cortège de tentatives de corruption, d'interventions tous azimuts, des opérations d'intimidation de magistrats, faibles de personnalité, de coups de fil de copains et de coquins, nichés dans les rouages de la chancellerie, de trucs pas possibles etc. Le dossier du jour met en scène Kenza K, une mère de famille et un vieil entrepreneur de la région de Miliana, qui s'entredéchirent autour d'un terrain. La femme affirme qu'il lui a grignoté plus de 8 m2, alors que la première exper-tise ne lui offre que 2m2 et quelques. Sur le plan correctionnel, la justice a tranché en faveur de la dame.
Le vieux a écopé, en première instance, d'une peine d'emprisonnement de 6 mois ferme, outre une amende.
Le comble, c'est que le gus a continué, comme si de rien n'était, les travaux au vu et au su, de tous les responsables! La famille de Kenza S. s'en remet à la seule justice, refuse de pavoiser avant le verdict définitif, en l'occurrence au début du mois prochain!
«Je ne veux pas croire en la puissance de ce monsieur qui croit mettre tout ce beau monde dans la poche! Il bluffe, car depuis le début, il n'a trouvé personne dans le monde judiciaire pour lui donner un sale coup de main, car les vieux démons se sont couchés un certain 22 février 2019!
En tout cas, les hostilités en sont encore aux correspondances, en l'étude de l'expertise, décriée par madame Kenza K. qui croit dur comme fer au parti pris de l'experte; c'est pourquoi, dans les milieux autorisés, on s'achemine peut - être sur la voie d'une seconde, fouillée et sérieuse expertise!
La salle d'audience n'a pas fait le plein, jeudi dernier, vu que c'était le troisième jour de la rentrée scolaire 2021-2022, et par conséquent, les badauds et autres curieux amateurs de chaudes et délicieuses audiences, se comptaient sur les doigts d'une seule main. Pour le pénal, voyons un peu de quoi retourne la loi. Effectivement, il est clairement stipulé que le délit «l'atteinte aux biens immeubles» est, pour l'initié, un délit prévu et puni par l'article 386 (loi n° 82-04 du 13 février 1982) qui dispose clairement qu' «Est puni d'un emprisonnement d'un an à cinq ans, et d'une amende de 2000 à 20000DA quiconque par surprise ou par fraude, dépossède autrui d'un bien immeuble. Si la dépossession a lieu, soit la nuit, soit avec menaces ou violences, soit à l'aide d'escalade ou effraction, soit par plusieurs personnes soit avec un port d'arme apparente ou cachée, par l'un ou plusieurs des auteurs, l'emprisonnement est de 2 ans à 10 ans et l'amende de 10000 DA à 30000 DA.» Evidemment; si le côté pénal semble prendre le chemin de la clarté, la section «foncier» du tribunal de Miliana (cour d'Aïn Defla), elle, en est toujours à la collecte et au ramassage de tous les ingrédients, nécessaires à la confection d'un verdict sans équivoque!
La hantise des deux parties n'est pas du même calibre, puisqu'il y a de la mauvaise foi, quelque part et c'est à la seule justice de chercher, et de dénicher le clou!

De Quoi j'me Mêle

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