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Omar Sy sur les traces d’Indigènes de Rachid Bouchareb

Presque 9 ans après la sortie du film Indigènes de Rachid Bouchareb, qui avait remporté le Prix d'interprétation pour les quatre comédiens principaux. Le film raconte la découverte de la guerre et de l'Europe, de l'Italie jusqu'aux portes de l'Alsace, par trois tirailleurs algériens et un goumier marocain: Abdelkader, Saïd, Messaoud et Yassir. La guerre leur apporte la désillusion face aux discriminations mais aussi l'émergence d'une conscience politique et l'espoir.
Indigènes est le terme utilisé dans les armées coloniales pour désigner les officiers, sous-officiers et soldats, originaires des colonies. Ce terme était toujours en usage à la fin de la Seconde Guerre mondiale et désignait donc les soldats issus des colonies françaises qui constituaient une part importante des forces françaises reconstituées en Afrique du Nord après le débarquement allié en novembre 1942 et qui ont lutté contre les armées des forces de l'Axe durant les campagnes de Tunisie, d'Italie puis de France. À l'automne 1944, la 1ère armée française, forte d'environ 250 000 combattants, est composée pour moitié d'éléments indigènes (Maghrébins et Africains) et pour moitié d'Européens d'Afrique du Nord. Dans les divisions de cette 1ère armée, le pourcentage de soldats maghrébins varie entre 27% à la 1ère DB et 56% à la 2e DIM. Par type d'arme, ce pourcentage était d'environ 70% dans les régiments de tirailleurs, 40% dans le Génie et 30% dans l'artillerie. Dans le même sillage du film Indigènes de Bouchareb, un autre film montrant l'histoire des tirailleurs africains sera présenté au Festival de Cannes. Le film s'intitule sobrement Tirailleurs. Produit par Bruno Nahon et le comédien Omar Sy, Tirailleurs est le 2e long métrage du réalisateur, scénariste et directeur de la photographie Mathieu Vadepied. Le film met en lumière l'histoire, rayée de nos mémoires, des tirailleurs sénégalais, héros oubliés de la Première Guerre mondiale, forcés à quitter leurs terres et à combattre pour la libération de la France. Cette coproduction franco-sénégalaise, tournée en France et au Sénégal, relate l'histoire d'un père, Bakary Diallo, enrôlé en 1917 dans l'armée française pour rejoindre Thierno, son fils de 17 ans, recruté de force. Envoyés sur le front, père et fils vont devoir affronter la guerre ensemble. Galvanisé par la fougue de son officier qui veut le conduire au coeur de la bataille, Thierno va s'affranchir et apprendre à devenir un homme, tandis que Bakary va tout faire pour l'arracher au combat et le ramener sain et sauf. Baigné d'un éclat qui fait songer aux autochromes Lumière, Tirailleurs oscille entre l'ocre de la terre et le bleu des uniformes, entre lumière naturelle et obscurité des tranchées. En tournant sur le territoire des Peuls, près de la frontière mauritanienne, Mathieu Vadepied évoque une autre dimension tragique de la colonisation où la France allait chercher ses soldats en Afrique de l'Ouest. Tirailleurs sera projeté en avant-première mondiale le mercredi 18 mai en ouverture d'Un Certain Regard devant le jury, qui rendra son palmarès le vendredi 27 mai. À préciser qu'Omar Sy qui a porté ce projet est d'origine sénégalaise. 

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