L'Expression

{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Les plateaux de télévision, un terrain d’«experts» de Ghaza

La guerre à Ghaza a été l'occasion pour plusieurs pseudos «experts», militaires et autres, d'investir les plateaux de télévision en donnant des leçons de géopolitique. Si sur les plateaux français, on soutient l'État et l'armée sioniste, sur les plateaux arabes, l'action du Hamas du 7 octobre dernier est considérée comme un succès militaire pour le peuple palestinien et une défaite cuisante pour Israël. Si la démolition, aux trois quarts, d'un territoire et le déplacement de 1,5 million de personnes se retrouvant sans logement, sans eau, sans nourriture, sans soins, constitue une victoire, si la disparition de 16 000 Ghazaouis, sans compter ceux encore non comptabilisés et sous les décombres et les mutilés à vie, si tout cela ne suscite de commentaires autres que «toute cause a besoin de martyrs». «Indignez-vous!», contre toutes les injustices cruelles et criantes, exhortait jusqu'au soir de sa vie le regretté Stéphane Hessel. Cet appel vibrant à s'insurger contre tous les crimes de guerre et contre l'humanité, en l'occurrence contre l'insoutenable massacre génocidaire subi par la population de Ghaza depuis trois semaines, au vu et au su de tous, après 75 années d'une colonisation israélienne forcenée qui s'est transformée en un apartheid implacable, bien plus atroce que celui d'Afrique du Sud, le député italien, Alessandro Di Battista, y a répondu magistralement. Pour en revenir aux «experts», l'un d'eux, semblant poursuivre sa quête de galons, de venir nous affirmer avec beaucoup d'assurance sur des plateaux TV que l'armée égyptienne est capable d'assurer en quelques heures, en cas d'attaque. Ou alors, c'est le fameux discours du Palmarium, lorsque Maamar Kadhafi, y allait de son fameux «Toz Fi l'Amérique!». Lors de la guerre de 1967, nous étions encore avec notre professeur d'anglais, un Palestinien, lors des premières heures des opérations, nous affirmait que les troupes sont sur le point de libérer son village natal en Palestine... La sombre vérité avait fini par éclater, nous lui devions une certaine cruauté infantile: «Alors qu'ont-ils répondu, en baissant la tête, rien». En écoutant cet «expert», l'on se croirait dans un rêve de propagande nassérienne lorsque l'on nous répétait qu' «à bien se tenir et qu'il allait voir ce que rattrape le retard». La différence entre Israël et l'Égypte n'est que de la technologie et de l'invention, alors que vouloir de l'étranger pour s'équiper? L'un des «experts» maîtrise ses sources de production, l'un nie la «générosité» sans limites des États-Unis, alors que l'autre, non. C'est une question d'écart civilisationnel que certains empêchent d'admettre, malgré les défaites successives. 

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours