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Les cinéastes arabes en rangs dispersés à Cannes

Le Festival de Cannes est toujours une occasion pour les cinéastes arabes de s'illustrer, quelques-uns seront présents sur la Croisette. Le Suédois d'origine égyptienne, Tarik Saleh et le Franco-Algérien, Rachid Bouchareb, en revanche on a noté la sélection de films arabes, dont quatre tunisiens, et la nomination de trois présidents de jurys arabes, dont Kaouther Ben Hania, une Tunisienne!
Ainsi, le premier film qui sera présenté est Harka, le premier long métrage de fiction du réalisateur américain d'origine égyptienne, Lotfy Nathan. Le drame se déroulant en Tunisie, suit l'éveil politique de Ali (Adam Bessa), un jeune homme ordinaire rêvant d'une vie meilleure, qui mène une existence précaire en vendant de l'essence de contrebande au marché noir local. À la mort soudaine de son père, Ali doit s'occuper de ses deux soeurs et de leur expulsion imminente. Suivra un combat pour conserver sa dignité. Harka est une parabole moderne sur la résistance. La voix d'une génération tentant d'être entendue. Harka est coproduit par Cinetelefilms Prod (Tunisie), qui avait coproduit également les films tunisiens Le challat de Tunis présenté à Cannes en 2014 dans la section Acid et La belle et la meute en 2017 dans la section Un Certain Regard. La belle et la meute avait par la suite été sélectionné pour représenter la Tunisie à l'Oscar 2019 du Meilleur film international. On retiendra également Boy From Heaven du réalisateur suédois d'origine égyptienne, Tarik Saleh, en compétition officielle longs métrages: c'est l'histoire d'Adam, simple fils de pêcheur, qui intègre la prestigieuse université Al-Azhar du Caire, épicentre du pouvoir de l'islam sunnite. Le jour de la rentrée, le Grand imam à la tête de l'institution meurt soudainement. Adam se retrouve alors, à son insu, au coeur d'une lutte de pouvoir implacable entre les élites religieuses et politiques du pays. On retiendra la programmation de «Mediterranean fever, de la réalisatrice palestinienne Maha Haj, dans la sélection Un Certain Regard. Waleed, un écrivain en herbe de Haifa, la quarantaine, déprimé, malheureux dans son mariage et n'assumant pas son rôle de père, se lie d'amitié avec son voisin dans l'espoir qu'il l'aidera à accomplir un plan sinistre. Le premier long métrage de Maha Haj, Personal Affairs, avait également été présenté dans cette même section en 2016. Les Marocains seront présents avec Le Bleu du caftan de la réalisatrice marocaine Maryam Touzani, dans la sélection Un Certain Regard. Halim est marié depuis longtemps à Mina, avec qui il tient un magasin traditionnel de caftans dans la médina de Salé, au Maroc. Le couple vit depuis toujours avec le secret d'Halim, son homosexualité qu'il a appris à taire. La maladie de Mina et l'arrivée d'un jeune apprenti vont bouleverser cet équilibre. Unis dans leur amour, chacun va aider l'autre à affronter ses peurs. Le Bleu du caftan, est le deuxième long métrage de fiction de la réalisatrice marocaine, Maryam Touzani. Adam, son premier long métrage de fiction avait également fait sa première mondiale dans cette même section en 2019. Adam avait par la suite été projeté dans plusieurs festivals de renom et avait été la sélection officielle du Maroc pour la course à l'Oscar du Meilleur film international. Comme Adam, Le Bleu du caftan est produit par le réalisateur Nabil Ayouch, époux de Maryam Touzani, qui en 2021, grâce à son film Haut et fort, avait offert au Maroc sa première sélection en compétition officielle d'un long métrage de fiction. 

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