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Campagne hostile à l’Algérie

Un expert américain porte l’estocade

L’influence diplomatique ascendante de l’Algérie sur le plan régional, continental et dans le pourtour méditerranéen n’est pas du goût de certaines puissances et leurs appendices.

Dans un contexte marqué par une lutte féroce de repositionnement géostratégique, l'attrait politique, sans cesse grandissant généré par les nouvelles missions que s'est assignée l'Algérie dans l'arène diplomatique mondiale, semble déranger certaines sphères et lobbies étrangers, hostiles à l'émancipation des peuples et à l'émergence de nouveaux équilibres mondiaux et régionaux. La nouvelle analyse effectuée par le chercheur américain et président du North Africa Risk Consulting Narco, Geoff Porter sur l'Algérie illustre, quelque peu, cet état des lieux. Spécialiste des questions maghrébines, l'analyste américain met en lumière les enjeux et les défis qui se dressent sur le chemin de l'Algérie nouvelle. Il aborde également la lancinante question de la guerre repositionnement géopolitique où les influences et les pressions des grandes puissances de ce monde, tentent de faire fléchir tel ou tel pays.
Pour Geoff Porter, dans cette guerre du nouvel ordre mondial, l'Algérie défend ses propres intérêts. «dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine, l'Algérie est avec l'Algérie», dira-t-il dans sa nouvelle analyse intitulée, «L'Algérie et la nouvelle guerre de l'énergie». Mettant en exergue sa position de non-alignement, Porter revient sur le ballet diplomatique de ces deux dernières années sur Alger et les rencontres de haut niveau effectuées avec différents pôles mondiaux, afin d'expliciter son point de vue. Ainsi, il citera la rencontre du chef d'état-major Saïd Chenegriha avec l'ambassadrice américaine, Elizabeth Moore Aubin, alors que le président Abdelmadjid Tebboune avait fait état de son désir de rejoindre le groupe Brics. Il citera également la visite de Macron en Algérie, un mois après la rencontre de Ramtane Lamamra avec son homologue chinois à Pékin. Il fera remarquer, d'un autre côté, que le président Tebboune avait reçu Sergei Lavrov, quelques temps après avoir reçu le secrétaire d'État américain, Anthony Blinken.
Et de s'interroger, avec une certaine dose de sarcasme implicite, avec qui se positionne l'Algérie?
Pour l'analyste américain, il ne fait aucun doute que l'Algérie se positionne avant tout, avec elle-même, avec ses propres intérêts, sans plus. Et de renchérir qu'elle a réussi à marquer des points et est en passe de remporter la partie dans la défense de ses intérêts nationaux.
Pour Geoff Porter, l'éloignement de l'Algérie des rivalités des grandes puissances lui a valu le mérite de rester à l'écart des interactions négatives. Développant son analyse, le président de Narco estime que l'Algérie devra jouer des rôles importants, en tant que premier fournisseur d'énergie à l'Europe, dans le scénario actuel des crises dues au sabotage des gazoducs russes. L'influence politique et diplomatique ascendante de l'Algérie sur le plan régional, continental et dans le pourtour méditerranéen n'est pas du goût de certaines puissances et leurs appendices. Certains cercles connus et identifiés, appréhendent même des lendemains radieux pour l'Algérie. C'est dans cette optique qu'il faudra, désormais, situer la campagne incendiaire menée par une poignée de sénateurs américains, dont des lobbyistes israéliens, contre l'Algérie.
Il est clair que l'Algérie ne peut se soustraire aux tractions géostratégiques exercées par le conflit russo-ukrainien, qui a généré de nouvelles donnes géopolitiques en phase de dessiner un nouvel ordre mondial. Toutefois, les dés sont jetés depuis fort longtemps, car l'amitié algéro-russe ne date pas d'hier. Elle est historique même. Ainsi, les efforts rassembleurs de l'Algérie dans le Monde arabe et son rôle ascendant dans la résolution des conflits et l'intermédiation dans les crises actuelles, notamment dans le Sahel et dans les pays du voisinage maghrébin, semble déranger certaines parties identifiées. Même l'Europe, jadis ambivalente, semble s'accommoder avec cette nouvelle interface politique d'envergure.

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