L'Expression

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Alors qu’il joue à l’apaisement

Quel crédit accorder à Albares?

Le chef de la diplomatie espagnole cherche à apaiser la crise diplomatique avec l’Algérie par le dialogue et la diplomatie tout en restant menaçant.

Alors que rien ne va plus entre Alger et Madrid, le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a plaidé pour l'apaisement. Dans une déclaration, en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) au Luxembourg, le chef de la diplomatie espagnole a indiqué que «tout prend du temps» pour rétablir les relations avec l'Algérie. «Bien entendu, la main de l'Espagne est tendue» a-t-il ajouté précisant que «l'Espagne n'a pris aucune mesure qui affecte l'Algérie ou les citoyens algériens». Acculé en interne, José Manuel Albares avance privilégiant le dialogue». «Ce que nous voulons, c'est le dialogue», déclare-t-il. Le ministre espagnol a exprimé le souhait de reprendre les relations diplomatiques avec l'Algérie, comme c'est le cas avec tous les pays voisins du Royaume ibérique. Quel crédit accorder aux propos de quelqu'un dont le mot «excuses» est banni de son vocabulaire? Quel crédit accorder à ses propos apaisants, lorsque l'on sait qu'il défend son « retournement de veste» quant à l'autonomie du Sahara occidental? Va-t -il encore nous ressasser ses balivernes de «bon voisinage»? Nous chantera-t -il encore son idylle de rester un partenaire crédible et loyal? Renouvellera-t-il son invitation aux Algériens pour l'établissement de relations bilatérales fondées sur la confiance, le dialogue et le bon voisinage, sans pour autant faire allusion à son revirement de position? Fera-t-il table rase des antécédents? Appellera-t-il encore au faux dialogue? Osera-t-il répondre à l'Algérie qui défend la légalité internationale? Il est vrai que le ridicule ne tue jamais. La ministre de la Transition écologique et du Défi démographique d'Espagne, Teresa Ribera, avait exprimé son espoir que les relations algéro-espagnoles reviennent à la normale. Teresa Ribera restait «convaincue que les relations avec l'Algérie, le principal fournisseur de gaz de l'Espagne, reviendront bientôt à la normale». Elle affirmait même une certaine amélioration. «Nous retrouverons progressivement la normalité et pour l'instant nous devrons faire face au calme et à la prudence que les circonstances exigent», avait-elle déclaré. Un optimisme partagé par le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, qui a, pourtant, confié que la Russie aurait «poussé» l'Algérie à créer une crise avec son pays. Une accusation avalisée par la ministre espagnole de l'Economie, Nadia Calvino, qui soutenait avoir remarqué « un alignement de l'Algérie avec les positions russes». Un optimisme démesuré du fait que José Manuel Albares se veut menaçant envers l'Algérie en martelant que «ce que nous ne ferons à aucun moment, c'est cesser de défendre les intérêts de l'Espagne, les intérêts de nos entreprises espagnoles». Des déclarations qui risquent d'installer la crise diplomatique entre les deux pays dans la durée. Des déclarations qui «ruinent définitivement toute possibilité de normalisation des relations avec un gouvernement peu fiable qui pratique le mensonge et la fuite en avant», a souligné Amar Belani, ambassadeur algérien chargé du Sahara occidental et des pays du Maghreb, qui a insisté sur le fait que «la crise entre l'Algérie et l'Espagne ne peut être solutionnée sous la direction de l'actuel gouvernement espagnol». 

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