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Hausse des prix de la viande rouge

Henni déterminé à réagir

«Le prix de la viande rouge a connu une hausse inacceptable. Nous prendrons les mesures nécessaires pour organiser cette filière», a déclaré le ministre de l'Agriculture.

Inattendue et pour le moins inexpliquée, la flambée des prix de la viande rouge relance la polémique sur l'échec de la régulation de cette filière. Il faut dire que cette situation perdure depuis des années.
À chaque nouvelle hausse des prix, le bras de fer entre le ministère est les auteurs de cette crise, s'accentue. Dans ce sens, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural Abdelhafid Henni a déclaré dans son discours lors de la cérémonie d'ouverture de la commémoration du 48e anniversaire de la fondation de la Fédération nationale des paysans, que «le prix de la viande rouge a connu une fluctuation et une hausse inacceptables, depuis des mois et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour organiser cette filière». Il faut dire qu'avec les mesures de soutien déjà mises en place pour une meilleure maîtrise, les prix de la viande ne devaient pas dépasser la barre des 1200 DA. Or, à 2000 DA, l'argument de la cherté des prix de l'aliment de bétail explique en partie les raisons de cette situation.
Pour certains observateurs, la présence d'intermédiaires entre le marche de gros et celui du détail a contribué à l'aggravation de cette flambée. Dans ce cas de figure, les effets d'aide et de soutien, ne sont plus visibles et s'évaporent dans le sillage de cette pratique douteuse. Il est clair dans ce sens, que l'absence d'une réelle stratégie de gestion axée sur l'émergence de la concurrence, et la concrétisation de programmes lancés pour l'importation de viande congelée, laissent le champ libre aux spéculateurs et les monopoles pour imposer leur loi.
Il y a lieu de convenir que dans ce sens, les nouvelles dispositions de loi sur l'investissement, associées aux aides considérables de l'État pour relancer l'activité de l'élevage, ne devraient pas tarder à donner les premiers résultats. Autrement dit, ce n'est qu'une question de temps avant de voir la filière complètement affectée par une nouvelle gestion, où l'opérateur et le producteur seront au- devant de la scène. Car c'est la seule alternative qui permettra de mettre le consommateur à l'abri des perturbations chroniques du marché. Cela étant, il est clair que la tâche demeure ardue et nécessite une application rigoureuse des dernières orientations économiques, et les mesures de facilitations à l'investissement dans ce domaine, retenues par l'État. Ainsi,vient s'ajouter l‘ouverture de nouveaux horizons en matière de production de fourrage et d'aliment de bétail, en vue d'alléger les coûts et d'impacter positivement la chaîne de production et de distribution. Des objectifs à moyen terme qui nécessitent un engagement et une mise en oeuvre immédiate des mécanismes adéquats.
En attendant de voir ces phases de changement s'opérer sans résistance, le ministre a fait référence à la dernière réunion à laquelle ont participé des acteurs et des professionnels, expliquant qu' «un certain nombre de mesures ont été prises qui contribueront à l'organisation de cette filière, à laquelle s'ajoute le lancement de la grande opération de recensement national du cheptel à l'aide de technologie moderne, car elle devrait permettre l'identification du troupeau et le suivi de sa localisation. Au cours de la même période, les marchés aux bestiaux ont été fermés tout au long du processus de recensement, avec une licence de commercialisation directe des ovins pour leur viande aux abattoirs afin d'assurer une abondance du produit».

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