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La dernière découverte de gaz à Hassi R'mel bouleverse la donne énergétique régionale

Alger rebat les cartes

Parmi les pays qui auront à jouer un rôle central sur le nouvel échiquier international, les observateurs n'hésitent pas à cocher l'Algérie.

L'Algérie a confirmé, ces derniers jours, son statut de puissance gazière. La récente découverte d'un important gisement en fait un acteur incontournable sur la scène énergétique africaine et internationale. La conjoncture géopolitique du moment la propulse au-devant de la scène euro-méditerranéenne et en fait un interlocuteur privilégié d'un Occident en crise majeures d'approvisionnement en gaz. Cette posture presque inespérée, il y a de cela quelques années, n'est visiblement pas conjoncturelle au regard des résolutions du dernier Sommet de l'Otan, en Espagne. Le bras de fer Otan-Russie qui a pris, hier, la direction d'un durcissement inquiétant aura pour première conséquence une réorganisation, pour le moins, durable des relations internationales, où les énergies prendront, à n'en pas douter, une place prépondérante. Ajouté aux menaces à peine voilées adressées à la Russie, les pays de l'Otan s'en sont pris au géant chinois, le considérant comme une menace contre l'Alliance atlantique. Les Occidentaux ont donc clairement désigné le bloc sino-russe comme ennemi. Cela impactera le commerce mondial et divisera la planète en deux entités distinctes et inconciliables, estiment les observateurs qui prédisent un retour à l'ère de la guerre froide. Les deux blocs ont ceci de dissemblable, est que celui de l'est est gorgé de matières premières entre hydrocarbures, terres rares.... Et autres gisements stratégiques. Les Occidentaux, par contre, bien qu'en avance sur le plan technologique, souffrent d'un grave déficit en matière énergétique, y compris dans le domaine des renouvelables. Dans ce face- à- face entre deux puissances nucléaires pour le contrôle de l'économie mondiale, un troisième bloc formé de nations qui refusent l'alignement sur les thèses de l'un ou l'autre serait une évolution naturelle à ce qui apparaît comme la première fracture qui préfigure une réorganisation profonde de l'ordre économique et géopolitique mondial. Parmi les pays qui auront à jouer un rôle central sur le nouvel échiquier international, les observateurs n'hésitent pas à cocher l'Algérie. Totalement désendettée, maîtresse de ses décisions politiques et économiques. En plus de cette posture qui en fait une nation souveraine dans tous les sens du terme, le pays possède des atouts inestimables en termes de gisements de toutes sortes, en sus d'un capital solaire, le plus riche au monde. La récente découverte de gaz confirme un statut de puissance-relais qui intéresse Russes et Chinois pour le potentiel qu'elle recèle en matière de positionnement stratégique qui rayonne sur toute l'Afrique. Ces deux pays qui ne cachent pas leur volonté de présence dans le continent noir bénéficie d'une attention particulière d'Alger, à travers un partenariat dense, stratégique et jamais démenti. Lié à la Russie par un contrat de confiance qui en fait l'un des principaux destinataires des armements les plus sophistiqués de Moscou, l'Algérie est un allié sûr et l'assume pleinement. Avec Pékin, la coopération passe pour exemplaire et l'Algérie est inscrite sur le tracé de la nouvelle route de la soie, comme cette puissance-relais à laquelle la Chine tient absolument. Ce n'est pas un hasard que le président Tebboune ait reçu l'invitation de s'exprimer au Sommet des Brics, avec en prime une photo virtuelle produite par les responsables chinois le mettant à droite du président Xi Jinping. Cette posture d'allié stratégique assumée par Alger, n'a pas détérioré les rapports algéro-occidentaux. Les discussions avec l'Allemagne, l'Italie et la France sur des projets en rapport avec le développement des énergies renouvelables, à l'image du solaire et de l'hydrogène vert, atteste de l'intérêt affiché par Bruxelles de densifier la coopération avec Alger. Au point d'ailleurs de donner tort à l'Espagne dans le conflit ouvert avec l'Algérie. Cet intérêt devient majeur avec la récente découverte de gisement gazier à Hassi R'mel, lorsqu'on l'associe à la décision tripartite Algérie-Niger-Nigeria de lancer, au plus tôt les travaux du gazoduc transsaharien. Ainsi l'essentiel du gaz africain transitera par le territoire algérien. Ce qui fait du pays une puissance énergétique avéré. L'ambition de l'Algérie de développer les énergies renouvelables décuplera son poids à l'échelle afro-européen.
En plus de vouloir bénéficier de l'approvisionnement vital en gaz, ensuite en énergie renouvelable produite en Algérie, les Occidentaux nourrissent le même rêve russo-chinois d'établir leurs industries en Afrique, prochaine destination de la croissance mondiale.
L'Europe et mêmes les Etats-Unis voudront s'appuyer sur les infrastructures algériennes, parmi les plus développées d'Afrique pour s'assurer une présence pérenne dans le continent. Cela pour dire que l'Algérie est certainement l'un des plus grands bénéficiaires de la nouvelle donne géopolitique mondiale.

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