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16eme Festival Cinémas d'Afrique de Lausanne

Quatre films algériens sélectionnés

Cette année, plus de 60 films, des concerts ainsi que des performances artistiques réjouiront le public lausannois du 17 au 21 août 2022, à la Cinémathèque suisse et au Casino de Montbenon.

«Après deux ans de restrictions, le Festival reprend enfin son essor et retrouve sa raison d'être: mettre en lumière les cinématographies africaines, actuellement en pleine expansion. De nouvelles formes apparaissent, les thèmes traités sont d'une actualité fulgurante et les cinéastes font preuve d'une créativité débordante. C'est également l'occasion de se retrouver. En effet, le cinéma permet de rassembler des gens qui, au premier abord, n'ont aucune raison de se croiser. Se retrouver en silence face à un grand écran crée un moment unique où chacun et chacune accepte avec impatience de partager, parfois avec des personnes parfaitement inconnues, un tableau d'émotions communes durant l'espace de quelques minutes, quelques heures. Cette expérience collective provoque des rencontres, tisse des liens, et forge des souvenirs précieux. Ces moments vécus ensemble permettent de s'ouvrir aux autres et de lutter contre l'isolement dévorant dont nous avons tous souffert durant la pandémie. L'ensemble du comité se réjouit de pouvoir à nouveau partager avec le public lausannois et romand la découverte de cinémas d'un autre continent, ouvrant de nouveaux horizons, de nouvelles façons de penser et de voir le monde.» note le comité du Festival cinémas d'Afrique Lausanne dans un communiqué de presse. En effet, le Festival cinémas d'Afrique Lausanne dévoile la programmation de sa 16e édition. Cette année, plus de 60 films, des concerts ainsi que des performances artistiques réjouiront le public lausannois du 17 au 21 août 2022, à la Cinémathèque suisse et au Casino de Montbenon. La 16e édition du Festival cinémas d'Afrique Lausanne rend honneur au talent des réalisateur·trices africain·e·s en proposant de nouveaux films, des oeuvres primées et des découvertes encore inédites, des créations fortes et originales issues des différentes régions et cultures du continent, ainsi que des diasporas africaines. L'Algérie fera bien entendu partie de cette grande sélection.

Des films et des causes
Les projections seront suivies de rencontres avec les invité·e·s. Le Panorama présente une sélection de films récents. Les autres sections, qui font la richesse de la manifestation, sont de retour, notamment avec un focus Bénin, une rétrospective, consacrée à Moussa Sène Absa, une carte blanche à l'association Base-Court notamment. Les nouveautés: un ciné-concert et un ciné-slam qui réjouiront le public, ainsi que les DJ SETS proposés en fin de soirée. L'ouverture de cette 16e édition a lieu mercredi 17 août avec la projection du film Madame Brouette, en présence du réalisateur Moussa Sène Absa (Sénégal). Peintre et cinéaste, véritable artisan caméléon du cinéma - acteur, scénariste, réalisateur, producteur, écrivain et musicien - qui s'exprime à travers tous genres et formats audiovisuels (courts, longs, documentaires et télé), cet artiste aux talents multiples nous rappelle la richesse et la diversité créatives du continent africain. Ses films, Ça Twiste à Popenguine(1993), Yoole (Le Sacrifice - 2011), Tableau Ferraile (1995) sont proposés au public dans la cadre de la Rétrospective. Le Panorama présente pour sa part une sélection de longs et courts-métrages de tous genres - fictions, animations, documentaires, films expérimentaux récents et pour la plupart inédits en Suisse. Les films sont réalisés par des cinéastes de différentes régions, cultures et langues du continent et de la diaspora. Plusieurs d'entre eux et elles seront du reste présent·e·s au festival et un échange avec le public aura lieu à l'issue des projections. Parmi les films présentés, citons Une histoire d'amour et de désir de Leyla Bouzid (Tunisie), AZA KIVY (Etoile du matin) de Nantenaina Lova (Madagascar), La Femme du fossoyeur de Khadar Ayderus Ahmed (Somalie), Neptune Frost de Saul William et Anisia Uzeyman (Rwanda), Feathers (Plumes) d'Omar El Zohairy (Egypte), No U-Turn de Ike Nnaebue (Nigéria). Le cinéma béninois peine à acquérir une visibilité au-delà de ses frontières. Pourtant, une génération de cinéastes dynamique, active sur les réseaux, créatrice de festivals et animatrice de ciné-clubs, propose des oeuvres courtes et percutantes, dans la fiction et le documentaire. Le Festival se réjouit d'en proposer une sélection autour de son focus.

L'Algérie présente
L'Algérie sera de la partie avec quatre films et non des moindres! On citera d'abord le documentaire Exilée de la réalisatrice Ager Oueslati. Ce documentaire de 14mn (Tunisie/Allemagne) s'articule autour des femmes exilées. Elles se sentent comme des exilées, des parias. Ces femmes, originaires de pays subsahariens, en route pour la Libye et l'Europe, ont échoué dans la ville désertique d'Agadez, au Niger. Le film est dédié à Priska, une réfugiée qui a réussi à aller jusqu'à la côte nord-africaine, mais qui s'est noyée lors du voyage en bateau en mer Méditerranée. La projection de ce film inédit se fera en présence de la réalisatrice. Nissa ou Des femmes est un documentaire, cette fois de 90 mn, signé Merzak Alloauche. Un nouvel exercice cinématographique auquel s'est attaqué le cinéaste algérien. Alors que le mouvement pacifique et déterminé du Hirak bat son plein et que l'espoir d'un changement politique profond souffle sur l'Algérie, des femmes prennent la parole et conjuguent le féminin et le féminisme au passé, présent et futur. Le réalisateur plonge ainsi au coeur du Hirak pour nous restituer le combat des femmes et nous faire entendre leurs voix plurielles... Toute la nuit est, quant à lui, un court métrage fiction de 17 mn signé Fayçal Hammoum. Il compte comme acteurs Mina Lachter, Abdallah Aggoune et Djalila Kadi Haïti. Alors que la nuit tombe sur Alger, Louisa apparaît à la sortie d'une gare du centre-ville d'Alger. Elle marche, en placardant des avis de recherche de sa fille, Souad. Elle plonge, fantomatique, dans l'obscurité de la ville. Commence alors dans les ruelles de la capitale une longue nuit d'errance. Le film révèle l'incompréhension profonde entre la génération de l'indépendance et la jeunesse algérienne.
Enfin, Les divas du Taguerabt est un documentaire de 15 mn signé par Karim Moussaoui. Pour consolider sa coopération économique avec l'Algérie, la Chine offre à la ville d'Alger un coûteux opéra. Si l'opéra ouvre ses portes en 2016, l'Algérie reste très éloignée de cette forme d'expression et n'a pas les ressources nécessaires pour entretenir et faire vivre cette salle de 1400 places. Karim Moussaoui s'interroge sur ce que serait un opéra dans la culture musicale algérienne. Accompagné de son équipe de tournage, il part dans le désert à la recherche des mystérieuses Divas du Taguerabt. Notons que cette année, le festival donne carte blanche à l'association Base-Court, partenaire des premières heures qui présente un programme de courts-métrages, «coups de coeur».
Une table-ronde sur le thème de «Créer pour résister - Résister pour créer» a lieu samedi 20 août. La créativité est une valeur constante dans l'oeuvre des cinéastes africain·e·s. Que peut l'art cinématographique contre les maux qui minent le continent? Que peut-il contre l'émigration, la mauvaise gouvernance des Etats, la corruption? Des créateurs et des créatrices se réunissent avec le public lausannois pour discuter de ces questions cruciales pour une nouvelle Afrique. Un tres bon programme en perspective donc!

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