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Festival culturel national de la chanson chaâbie

Hommage à Mahboub Safar Bati

Apres sept ans d'absence, le festival revient à partir d'aujourd'hui, 10 août, et se tiendra jusqu'au 15 du mois en cours, avec au menu de nombreuses soirées musicales, une projection d'un film et un séminaire...

Sous l'égide du ministère de la Culture et des Arts, le comité directeur du Festival culturel national de la chanson chaâbie annonce le grand retour de ce festival, qui se tiendra à partir d'aujourd'hui, 10 au 15 août 2022, à la salle Ibn Zeydoun, Office Riadh El Fath, à partir de 20h00.Après 7 années d'absence, cette 11ème édition sera dédiée en hommage au grand compositeur Mahboub Safar Bati (1919 - 2000), et durant laquelle un film documentaire retraçant sa vie et son parcours artistique sera projeté.
«Le festival sera l'occasion à travers sa journée d'études intitulée «La chanson chaâbie: expression de la poésie melhoun» d'affirmer et confirmer l'algérianité de la poésie melhoun, historiquement, textuellement et littérairement, comme étant un pilier de la culture algérienne fondement de l'identité nationale, mais aussi, réitérer le rôle de la poésie melhoun durant la guerre de Libération nationale, et de sa contribution dans l'écriture de l'histoire»,a affirmé Abdelkader Bendaâmache, le commissaire du Festival culturel national de la chanson chaâbie. Et de renchérir: «La poésie et la musique chaâbies seront également au rendez-vous, grâce à un programme artistique riche, présenté par des grands noms à travers des soirées musicales et des déclamations poétiques, mais aussi et surtout, le festival sera une grande occasion pour découvrir et encourager des jeunes talents.». L'ouverture sera donc marquée par la projection du film documentaire «Cheikh Mahboub Safar Bati, vie et oeuvre». La cérémonie d'hommage sera animée par différents artistes, notamment par Samir Lalleug de Blida, Baba Ami Aïssa de Ghardaïa, Yacine Zouaoui de Béjaïa, Rachid Guettafa de Mostaganem et Abderrahmane Koubi d'Alger. Elle sera entrecoupée d'une déclamation poétique: Yacine Ouabed d'Alger. Toutes les soirées verront de produire de nombreux artistes de différentes villes.
Ainsi, la soirée du jeudi, verra se produire Rachid Bellik de Tizi Ouzou, Djamel Megharia de Chlïef, Laïdaoui Hamid et Nacereddine Galiz d' Alger avec toujours une déclamation poétique signée Khaled Chahelal de Mostaganem. Se produiront sur la scène de la salle Ibn Zeydoun, le vendredi 12 Yahia Mohamed Réda de Tiaret, Brahim Hadjadj d'Annaba, Noureddine Allane d'Alger, Belkhirat Kamel de Boufarik et Abdelkader Chercham d' Alger, en sus d'une déclamation poétique qui sera assurée par Bachir Tehami de Mostaganem. Se produiront le lendemain, Nassim Bour d' Alger, Fadli Ahcen de Béjaïa, Nacer Mokdad et Mourad Djaâfri d' Alger, avec toujours, au milieu, une déclamation poétique qui sera donnée par Ouahida Tayeb Belmhel de Mostaganem. Se produiront le dimanche 14 aout, Karim Bouras d'Alger, Hawki Amine de Mostaganem, Fayçal Hadroug, Hocine Driss et Lekkam Sid Ali d' Alger, avec toujours au milieu une déclamation poétique qui sera assurée par Karima Mokhtari d' Alger.
Enfin, la soirée de clôture sera animée par Difli Tarek de Constantine, Yacine Lounici d'Aïn Defla, Hakim El Ankis, Kamel Aziz et Abdelkader Chaou sans oublier la déclamation poétique qui sera assurée quant à elle par Kamel Cherchar d' Alger. À noter qu'un séminaire se tiendra le samedi 13 aout et sera placé sous le thème «La chanson chaâbie: expression de la poésie melhoun». Au programme de cette journée d'étude qui se tiendra à la salle Frantz Fanon plusieurs interventions. On notera cette de CHahlel Khaled Yacine (Mostaganem) - chercheur en patrimoine poétique melhoun qui aura pour titre: «L'algérianité de la poésie melhoun, historiquement, textuellement et littérairement», l'intervention de Mohamed Belarbi (Blida) - chercheur en patrimoine musical algérien et qui aura trait à «La poésie melhoun entre patrimoine et identité nationale». Le deuxième panel abordera le thème du «texte poétique et ses implications» et verra l'intervention de l'historien, Amar Belkhodja (Tiaret) qui débattra sur «la contribution de la poésie melhoun dans l'écriture de l'histoire», alors que Abdelkader Bendaâmèche (Alger), écrivain et chercheur en patrimoine culturel algérien, de son état, abordera le sujet de
«La poésie melhoun et la Révolution de Novembre». Vingt deux ans après sa disparition, Mahboub Bati demeure une signature confirmée du chaâbi, celui de l'homme qui a modernisé le chaaâbi. Artiste au génie créatif et singulier, issu d'une famille modeste, Safar Bati Mohamed El Mahboub de son vrai nom, disparu le 21 février 2000 à l'âge de 80 ans, a manifesté très tôt déjà alors qu'il était encore enfant, des penchants prononcés pourà la musique et la poésie, après avoir reçu, durant quelques mois, les premiers enseignements de la vie dans une école coranique et travaillé comme apprenti-coiffeur, pour subvenir aux besoins de sa famille.
Quelque temps après, Mahboub Bati, se frottant aux maîtres du chaâbi, à l'instar d'El Hadj M'rizek, El Hadj M'hamed El Anka, Khelifa Belkacem et les frères Fekhardji, Mohamed et Abderrahmane, apprendra à lire une partition musicale et à jouer à la cornemuse, pour intégrer, en 1937, la troupe théâtrale de Mahieddine Bachtarzi, fraîchement constituée.
Autodidacte, doté d'une incroyable capacité d'apprentissage, Mahboub Safar Bati apprendra à jouer à la mandole, aux percussions, au violon, banjo, cithare et flûte, pour intégrer, durant les années 1940, l'Orchestre moderne de la station d'Alger comme clarinettiste et multiplier les rencontres, les cérémonies et les concerts, jusqu'aux années 1970, où il eut à affronter l'ire des conservateurs de la chanson chaâbie, représentés alors, par El Hadj M'Hamed El Anka, qui avait mal accueilli ses nouvelles chansons, conçues et écrites, lui reprochait-il, «au lieu et place des textes poétiques du melhoun». Imperturbable et convaincu de son projet de moderniser la chanson chaâbie, Mahboub Bati écrit et compose une centaine de chansons, mettant au-devant de la scène une nouvelle génération de chanteurs chaâbis et réussissant à «algérianiser» ce genre populaire. Mahboub Bati quittera la scène artistique en 1986 après avoir remis le chaâbi au goût du jour avec des chansons qui continuent à ce jour d'être fredonnées comme «El Bareh» d'El Hachemi Guerouabi, «Rah el ghali» de Boudjemaâ El Ankis, «Mali hadja» d'Amar Ezzahi, «Nesthel el kiyya» d'Amar El Achab et «Djah rabbi ya jirani» de Abdelkader Chaou.

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