L'Expression

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L'indulgence du tribunal?

Les conseils ont envie d'en finir car leurs jeunes clients sont des délinquants primaires, et donc, peuvent largement bénéficier de l'indulgence.

Il faut vite dire que ces histoires de vol augmentent de jour en jour. Peu de victimes se désistent, pas toutes, heureusement. Deux avocats étaient constitués pour trois inculpés de vol et tentative de vol, faits prévus et punis par l'article 350 du Code pénal.
Le flagrant délit a été retenu car ils ont été pris, le matériel dérobé, sur eux. Voyons de plus près de quoi ce douloureux et sensible dossier est constitué. Les deux détenus sont très jeunes, propres et, avouons-le, très beaux. Dommage. Mais le malfaiteur n'est jamais jugé sur son faciès! Les inculpés ont un regard vitreux. Ils se mettent curieusement vite à table, face au débonnaire juge Mourad Belalta, qui se montre courtois, mais ferme.
La complaisance est inconnue pour l'enfant de Kh'mis-Miliana! Ils se remettent en question et racontent une à une, les péripéties du méfait: «Nous regrettons vivement et...Nous...
-Non, inculpé, parlez en votre nom, pas celui du codétenu!» Coupe Belalta, vigilant comme tout. Les deux inculpés cracheront tout, tour à tour, devant El Hadi. S. La victime, étonnée, ahurie et heureuse du mea culpa. Me Habib Benhadj, un des deux avocats, est rassuré par le digne comportement des inculpés, pourtant sachant pertinemment ce qui les attend, à ll'issue de la mise en examen de l'affaire. Tâche aisée pour tous, le tranchant et fort juge, en tête, lui, qui adore ne pas perdre de temps en rendant justice.
Les deux détenus disent leurs amers regrets - mille chacun - et dans une salle d'audience, le repentir est le bienvenu, et les lourdes peines s'éloignent, au grand bonheur des justiciables et de leurs familles.
La victime réclame cent vingt mille dinars de dommages et intérêts. «Je ne demande que ce que la raison réclame. Mais, le plus dur pour moi, c'est le fait que l'on ait touché à ma dignité, et à l'intégrité physique! Je ne leur pardonnerai jamais, au grand jamais! Je pense d'ailleurs, et même sans auscultation aucune, avoir contacté le diabète, car, la manière avec laquelle, ils s'étaient introduits chez moi, laissait entrevoir au bout, l'usage de la violence, malgré qu'ils fussent masqués! Zahia Houari, la jolie et percutante représentante du ministère public, engage une petite polémique avec les inculpés, autour de l'incohérence des faits reconnus, puis requiert une peine de prison ferme de trois ans pour chacun des deux jeunes inculpés. ´´Même s'ils ont reconnu le méfait, les faits demeurent graves, et punissables à souhait! Il faut, en ces moments de la multiplication, d'actes répréhensibles et condamnables, de très lourdes sentences, à titre d'exemples!'' ´´ rumine-t-il entre les dents.
Les deux conseils prennent acte de la dureté du réquisitoire, et plongent dans l'arène, la tête enfouie dans la «clémence» de Sidna Ramadhane. Me Habib Benhadj, le conseil d'Alger est pour Ali D. Il trouve qu'il n'y a rien à dire autour de l'inculpation. ´´Il serait indécent pour la défense de tenter de prouver le contraire mais je me permets une pique en direction de la société qui n'a rien fait pour ces jeunes! ´´, s'est exclamé l'avocat qui a insisté sur les larges circonstances atténuantes car il s'agit d'un très jeune délinquant primaire. «Tendez-lui la perche. Ramadhan est bien placé pour une peine symbolique. Il saura la saisir et surtout savoir bien s'en servir, à l'avenir, car il a vu et vécu la détention préventive, qui n'est que l'enfer sur
terre!
Me Nassima Aïd annonce pour Kamel. S. Quel sera l'avenir pour son client après les trois ans passés en prison? ´´Il aura 23 ans d'âge, donc, le double en banditisme, et ce serait franchement regrettable! ´´a énoncé le jeune conseil qui a lui aussi réclamé toujours en cette période de jeûne, l'application de l'article 592 du Code de procédure pénale. Me Nassima Aïd, l'avocate blonde de Chéraga, (cour de Tipaza), bizarrement en superforme en cette journée de jeûne, est constituée en faveur de Med Amine.Z. «M. le président, ce que je vous dis là, n'est un secret pour personne: le juge ne doit pas être une machine à distribuer des peines! C'est la stricte vérité et nous ne sommes pas ici pour vous donner une quelconque leçon de comment gérer votre audience. C'est simplement un conseil d'une femme de droit, qui pratique quotidiennement, à un magistrat qui pratique lui aussi, le droit, et qui applique sainement la loi et uniquement la loi!
L'emprisonnement ferme n'arrangera personne, ni son client, ni sa famille, ni la société, qui est en partie responsable de la multiplication et de la montée en puissance de la petite délinquance, voire même, la grande délinquance! ´´Mohamed Amine est jeune, c'est sa première comparution devant la justice. Appliquez judicieusement les termes de l'article 53 du Code pénal´´.
Le dossier a été soigneusement mis en examen durant une semaine, après quoi, la sentence a été prononcée: six mois d'emprisonnement ferme pour chacun des inculpés de vol.

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